REVUE DE PRESSE [ french ]

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Postby DuBwIsE !!! » December 13th, 2005, 11:55 pm

http://www.liberation.fr/page.php?Article=338968

Miss.Tic, 49 ans, artiste urbaine. Depuis 1985, elle applique sur les murs de Paris ses pochoirs virulents et cocasses, et toujours autobiographiques.

Une femme mur

par Luc LE VAILLANT
QUOTIDIEN : jeudi 17 novembre 2005

Vous la connaissez tous. Vous ne l'avez jamais vue. Vous connaissez tous Miss.Tic, petit personnage des rues de Paris qui, depuis vingt ans, lézarde la pierre pour en faire jaillir des instants de vérité. Fille en noir et en pochoir qui scande l'époque de ses saillies et de ses slogans, de ses jeux de mots très Libé et de ses doutes qui sont aussi les vôtres. Et c'est la journaliste Jeanne Folly qui la décrit ainsi : «Miss.Tic fait partie des murs. Des murs de Paris (...). Obstinée, virulente, partisane, elle pointe de ses phrases rageuses ou cocasses le monde insane, les jargonneux, le temps qui passe et les amants désabusés.» (1)

Vous connaissez tous Miss.Tic mais vous n'avez jamais vu celle qui l'a créée, qui la fait vivre et qui, longtemps, s'est d'autant plus cachée derrière son double qu'elle lui ressemblait trop. Il était temps d'aller voir si l'image et le modèle avaient effectivement des coïncidences de décalcomanies ou préféraient jouer des superpositions en guise de couverture.

Le nom. Le monde de l'art urbain, du graffiti au tag, est un univers où le pseudo est la règle car il s'agit, en toute illégalité revendiquée, de s'approprier un espace public. Et la signature griffe plâtre et ciment avec une force multipliée par la certitude que les nettoyeurs feront place nette. Elle se prénommait Raddiah, elle est devenue Miss.Tic. Et cela n'a rien d'une crise de foi. «La messe ? Au secours !», s'exclame cette «athée pratiquante» qui se revendique «anticurés, antirabbins, anti-imams», mais qui reconnaît pourtant quelques «tentations métaphysiques». Un père tunisien, ouvrier spécialisé puis mandataire aux Halles, «pas du tout intégriste, qui a joué l'intégration». Une mère normande, «paysanne éclairée» et femme au foyer. Une enfance tranquille dans une HLM d'Orly, avec comme lecture Pif le chien, municipalité PCF oblige, et Picsou. Miss.Tic étant «une petite sorcière qui n'arrive pas à piquer son sou fétiche à Picsou». Une sorte de fée Clochette qui, la pauvre, n'arriverait pas à prendre au riche, pour se la donner.

Le secret. Il y a chez les graffeurs des manières de société secrète, des façons de cambrioleur de l'aube. On bombe les étoiles en douce et on détale au premier képi pour ne pas finir au poste trop souvent. Cet attrait pour la clandestinité, cette réticence envers la maréchaussée prennent naissance très jeune chez Miss.Tic. D'abord, elle a 10 ans. Accident de voiture. Famille décimée : sa mère, son petit frère. Elle y laisse aussi la vitalité de sa main droite. Ensuite, elle a 16 ans. Décès de son père, mal remis de tout ça. Sa belle-mère, qui tient bistrot, destine la lycéenne au nettoyage des verres et au balayage des arrière-salles. Il est même question de l'envoyer en Tunisie où elle n'a jamais mis les pieds. Avec méthode, avec cette même patience qu'elle met dans le façonnage de ses pochoirs, elle prépare son escapade. Un jour, elle enfourche son Solex et ne rentre pas dîner. Elle est mineure, se félicite d'avoir «toujours fait plus mûre» que son âge. Elle baratine, trouve un job, une chambre. Elle est sans papiers, sans identité avouable, mais elle se débrouille, jusqu'à sa majorité et aussi après. Depuis, elle n'a pas donné de nouvelles. Et c'est comme si personne n'avait cherché à en avoir...

La rue. Comme les rappeurs reconnus, les artistes de rue subissent d'éternels procès en street credibility. Dès qu'ils ont le dur désir de durer et veulent vivre de leurs interventions, le choeur des puristes leur chante pouilles. Miss.Tic est sur le motif depuis deux décades, pensez si les secousses sont venues en saccade. Elle peut bien afficher une dégaine de moineau à la Doisneau, de piaf à la Edith, elle ne s'en laisse pas compter. Une amie : «Elle a un caractère incroyable. Elle vous l'envoie pas dire.» Pour aller au bout de ses nuits, elle fut graphiste, maquettiste, peintre en lettres. Ou même comptable. Aujourd'hui, elle revendique son début de reconnaissance. Oublié gardes à vue et procès pour dégradation de bâtiments... «On devrait la déclarer d'utilité publique», exige son galeriste. A défaut, elle bénéficie d'un logement-atelier de la ville de Paris dans le XIIIe arrondissement, d'une exposition avec affiches, toiles et photos, de commandes publicitaires et de revenus maigrichons mais raisonnables. Mieux, des commerçants se damneraient pour être graffités par elle et des riverains recouvrent d'un panneau de verre cet art de moins en moins éphémère.

L'égo-trip. Il y a peu de filles dans le graph, monde masculin, physique et risqué. Miss.Tic est la fondatrice du genre. Et n'a pas vraiment fait école, si l'on excepte Miss.Van, l'une de ses rares petites soeurs. Loin du Rimbaud d'Ernest Pignon-Ernest, des ombres blanches de Ménager ou des mosaïques de Space Invader, Miss.Tic sacrifie à l'égo-trip, façon Angot pas dépressive. Sa vie et ses amours, elle les met en scène et en mots. Extraits du journal intime mural de cette double divorcée qui n'a pas voulu d'enfants («Je n'ai de maternelle/ Que la langue») et qui se définit comme une «libertine cérébrale». Elle écrit : «J'aime l'inconnu et les inconnus.» «Fais de moi ce que je veux.» «On ne radine pas avec l'amour.» «Je t'aime temps.» «Avec les années, l'amour se fait plus chair.» «Je laisse à désirer.» «Suivre son désir pour ne pas le rencontrer.» «Câlins, calottes.» «Allez faire le mâle ailleurs.» «Tes faims de moi sont difficiles.» Ou encore : «J'ai des frissons tatoués sur la peau du souvenir.» Et ces coqs-à-l'âme légendent les attitudes d'une femme très brune et très offensive qui n'est pas sans lui ressembler. En cheveux, collée contre un mur, avec pistolet, en sous-vêtements, furieuse, fouetteuse, liée. En sorcière, en pirate, en vampire. Tirant sur sa jupe avec, marqué dessous : «Fendue/ Défendue.» Miniaturisant un homme entre ses jambes d'un triple constat : «Je t'ai fait marcher. Je t'ai fait courir. Je te ferai tomber.»

La présidente. Mais Miss.Tic est trop mature pour appartenir à cette génération, uniquement occupée à faire dégorger l'escargot de son ombilic. Périodiquement, elle s'affiche présidente, au moment où d'autres font campagne. Son programme : «Transgresser les frontières/ Désorganiser l'ennui/ S'inventer des passions/ Travestir les clichés.» Une thématique anarcho-désirante de gavroche qui déclame de la poésie, aurait bien fait du théâtre et se vante d'un : «Pas d'idéaux/ Juste des idées hautes.» Une vindicte détachée des contingences qui peut dériver en un : «On n'est ni de droite ni de gauche/ On est dans la merde», mais aussi se rappeler d'où elle vient, et affirmer, à l'ancienne : «Je ne trahirai pas ma classe.»

La nuit. Elle a toujours voulu la nuit. La nuit des catimini où Paris lui appartient et où elle se tache les mains à laisser son paraphe. La nuit des alibis qu'elle s'invente pour retrouver le Saint-Germain-des-Prés de Prévert et des surréalistes comme si elle ne savait pas que le temps a fait une embolie et refuse désormais tout retour arrière. La nuit où elle rit et peut «regarder la réalité en farce». La nuit où seul son chat est gris et où elle chérit sa solitude. Assez tout ou rien, très cyclique, elle aime aussi les matins, «comme Nietzsche». Et la boxe, et la corrida. Et les crocodiles d'Afrique qu'elle ne craint pas de tirer par la queue.

photo Mathieu Zazzo

(1) Préface à la monographie Miss.Tic in Paris (Critères Urbanité).




Dates
Miss. Tic en 5 dates
20 février 1956
Naissance à Paris Xe.
1966
Accident de voiture.
1972
Mort de son père et départ de la maison.
1985
Création de Miss.Tic.
Novembre 2005
Expo à la galerie W, 44, rue Lepic, Paris XVIIIe.
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Postby DuBwIsE !!! » January 10th, 2006, 9:09 pm

http://www.liberation.fr/page.php?Article=313053&Template=GALERIE&Objet=55257

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Blair lave les murs

mardi 10 janvier 2006 - 18:01

Armé d'un jet d'eau, Tony Blair montre l'exemple civique dans une ville du sud de l'Angleterre. Mardi, le Premier ministre britannique a lancé un nouveau programme destiné à restaurer une culture du «respect» dans les rues du Royaume. Il s'agit de protéger « la majorité des citoyens respectueux des lois » contre les agissements d'une minorité de «voyous». Dès sa réélection le 5 mai, Blair avait fait de cette campagne l'un des axes centraux de son troisième mandat à Downing Street.
(Libération.fr)
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Postby g » January 10th, 2006, 9:58 pm

Sony pour le lancement de sa nouvelle console de jeux portable PSP
a fait appel au TATS Cru pour une campagne "street-art".

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Cela n'a pas plu à tout le monde.

cf
> http://www.wired.com/news/culture/0,1284,69741,00.html
> http://news.yahoo.com/s/ap/20051229/ap_ ... affiti_ads

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+ de photos ici :
> http://www.flickr.com/photos/lpq/67343805/
et là :
> http://www.flickr.com/photos/habitforming/sets/1417724/

////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////
lu sur http://www.pcinpact.com
///////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////

Depuis la sortie de la console portable de Sony aux États-Unis, plusieurs grandes villes ont vu fleurir des graffitis dans leurs rues. Ces « tags » représentent des personnages à la mode urbaine, paieu.

Sur ces graffitis sauvages, le nom de Sony n'apparaît jamais, ni celui de la PSP, mais la console y est particulièrement bien représentée. Selon le magazine Wired, il ne fait aucun doute que ces peintures proviennent directement d'une commande effectuée par l'agence de publicité responsable de la promotion de la PSP aux USA. C'est Molly Smith, porte-parole de Sony, qui a confirmé la campagne peu banale de Sony dans chacune des villes précédemment citées.

Depuis la saga du rootkit de Sony, une histoire qui aura fortement entamé l'image de Sony, ces graffitis sont sujets aux critiques les plus vives sur Internet. Les opposants soupçonnent la marque de vouloir acheter un courant culturel et artistique pour assurer sa promotion et en tirer profit. Molly Smith, répond : « La PSP étant un produit portable, notre cible est ce que nous appelons les nomades urbains, les gens qui sont constamment en mouvement. »

Sony GraffitiSony GraffitiSony Graffiti
A gauche San Francisco, au milieu un graffeur à Philadelphie.

Si certains habitants sont irrités par les graffitis de Sony, d'autres approuvent la campagne pour son originalité. Sony n'est pas le premier à utiliser ce genre de média atypique. IBM avait déjà dû payer 120 000 dollars aux villes de San Francisco et de Chicago pour avoir peint des logos de Linux à même les trottoirs, et Microsoft avait aussi été condamnée par New York pour avoir peint le papillon de MSN sur le sol.

Toujours selon Wired, Sony affirme payer les graffeurs et même les propriétaires des immeubles qui ont servi de support aux peintures, ce que n'avaient pas fait IBM ni Microsoft.
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Postby dav » January 13th, 2006, 12:54 pm

un article extrait du n° 0 du mag gratuit d'art contemporain "MULTIPRISE*, courants artistiques en Midi-Pyrénées"
... c'est au sujet de cette expo: http://www.ekosystem.org/forum/viewtopic.php?t=2144


ImageImage


* wouaw, c'est megacréatif comme nom! :roll: il doit bien yavoir une demi-douzaine de mags du meme nom en france! (j'en connais déja au moins 2 dans la région: un mag sur les concerts dans les Landes et un vieux fanzine de BMX...)
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Postby DuBwIsE !!! » January 25th, 2006, 12:33 am

http://www.lorient-lejour.com.lb/page.aspx?page=article&id=304323



GROS PLAN - Ses exploits et ses graffitis ont fait le tour de la planète
Banksy, artiste clandestin et subversif

Personne ne l’a jamais vu, mais il a beaucoup fait parler de lui. Ses exploits et ses graffitis ont fait le tour de la planète. Monsieur Banksy pénètre dans les musées avec de troubles intentions. Il ne veut pas y soustraire des chefs-d’œuvre, mais plutôt en ajouter.
Dernièrement, il s’est rendu en Palestine et a décoré le mur de sécurité érigé par Israël d’images dénonciatrices et percutantes. Le tout sans perdre le sens de l’humour, se permettant de décrire le mur comme «la destination de vacances idéale pour les graffiteurs!». Mesdames et messieurs, Banksy, l’un des artistes tagueurs les plus connus du moment.

Il s’est introduit subrepticement dans la cellule d’un éléphant au London Zoo pour inscrire sur le mur: «Je veux sortir. Cet endroit est trop froid. Le gardien pue. Ennuyeux, ennuyeux, ennuyeux.»
Au Musée d’histoire naturelle de Londres, il a exposé un rat empaillé portant des lunettes de soleil. Sur les cimaises du MOMA de New York (Museum of Modern Art) il a accroché une de ses toiles représentant une boîte de soupe. Il s’est aussi invité à la Tate Gallery où il a réussi à exhiber une de ses œuvres aux murs, en plein jour et à l’insu des gardiens. Voilà son modus operandi. Comme les cambrioleurs. Mais Banksy ne vole pas des œuvres, au contraire, il en offre gratuitement.
Qui est-il? Banksy est anglais et tous les Britanniques connaissent son œuvre. Car il sévit également sur les murs de la ville. Ses pochoirs, à l’ironie sarcastique, constituent une critique en règle contre ce monde qui ne tourne pas rond. La cupidité, la corruption, la folie de la consommation sont les thèmes récurrents de ses travaux. Mais ce qui a quelque peu accéléré la notoriété de l’artiste-peintre, c’est qu’il soit parvenu à accrocher ses propres toiles aux murs des quatre plus grands musées d’art de New York; au milieu des tableaux des maîtres de l’art contemporain.
L’on comprend alors que son anonymat soit vital. En raison des remous provoqués par ses œuvres, mais aussi pour les risques de poursuites judiciaires. Ses pochoirs en noir et blanc sont beaux, subtils et gentiment subversifs: des rats armés de perceuses, des singes avec des armes de destruction massive, des petites filles enlaçant un missile, des agents de police promenant de grands caniches très chics. Il signe ses œuvres en gros caractères énergiques. Parfois, il ne peint que quelques mots, des réflexions ironiques, des déclarations ou des incitations. Sur les monuments célèbres, il inscrit souvent: «Ceci ne vaut pas la peine d’être photographié.» Sur d’autres bâtiments publics, on peut lire: «Sur ordre de l’Agence nationale des autoroutes, cet espace est réservé aux graffitis.»

Débuts au pochoir
Il a commencé à 14 ans, alors qu’il n’était encore qu’un écolier malheureux. Dans un entretien accordé à Courrier International, il avoue que les grafs lui ont donné confiance en lui, à l’époque où le milieu du graffiti était en pleine ébullition à Bristol. «Comme je ne savais pas bien manier la bombe de peinture, j’ai commencé par découper des pochoirs. Au fond, le fait de taguer est avant tout une question de reconnaissance. La moitié de la ville peut t’appartenir si tu griffonnes ton nom dessus », dit-il. Dans cet article, une des rares interviews qu’il accorde, on apprend également qu’il «entretient un rapport ambigu avec les marques. Comme Naomi Klein (auteur de No Logo), il s’oppose aux grandes marques, mais il est lui-même devenu une marque. Au cours des deux dernières années, les grandes marques qu’il méprise l’ont contacté pour leur campagne publicitaire». Quelles sont les propositions qu’il refuse par principe? «J’ai déjà refusé quatre propositions de Nike, répond l’artiste désengagé. À chaque nouvelle campagne, ils me demandent de travailler pour eux, mais j’ai toujours refusé. En fait, la liste des boulots que je n’ai pas faits est beaucoup plus longue que celle des travaux que j’ai acceptés. Nike m’a pourtant proposé un beau paquet d’argent pour que je bosse pour eux.» Pourquoi a-t-il refusé? «Parce que je n’ai pas besoin de cet argent et que cela me déplaît de savoir que des enfants se tuent au travail pour des clopinettes.»
Sur Banksy.co.uk, l’on peut faire plus ample connaissance avec ses œuvres et ses activités. On y découvre différentes fresques et pochoirs qui témoignent d’un véritable travail créatif et d’une imagination sans borne. L’originalité de ses créations et l’audace de ses expositions. Le site présente également tous les exploits du tagueur. Il propose aussi plusieurs articles reprenant ses prouesses, ainsi que des liens vers d’autres sites (principalement de graffitis).
Subversif, provocateur, pertinent, Banksy nous rappelle que le «graf» est une discipline artistique à part entière. Son geste revendicatif démontre l’importance de ce qu’il critique. Il gratouille là où ça fait mal et prouve qu’il n’a pas que les mains pleines.
Banksy, à quand un petit tour au Musée national de Beyrouth?

Liens Internet

Site officiel : www.bansky.co.uk
Exposition : www.artofthestate.co.uk
Ou encore : www.abigail.org.uk, www.ekosystem.org. et www.woostercollective.com

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Postby DuBwIsE !!! » January 25th, 2006, 12:35 am

l'article de courrier international n'est pas en ligne gratuitement ... quelqu'un l'aurait-il ? ... sinon petite promenade jusqu'à la bibliothèque municipale ...
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Postby jb » January 29th, 2006, 5:54 pm

et hop.

DE LA CLANDESTINITÉ À LA RECONNAISSANCE - Banksy, le graffeur le plus recherché du Royaume-Uni
Personne ne l’a jamais vu, mais tous les Britanniques connaissent son oeuvre. Et pour cause ! Ses graffitis s’étalent sur tous les murs des villes anglaises et même… sur des animaux vivants. Rencontre avec l’artiste de rue le plus célèbre de Grande-Bretagne.


Banksy doit arriver d'une minute à l'autre. Le seul problème, c'est que je ne sais pas à quoi il ressemble. D'ailleurs, personne ici n'a l'air de le savoir. Mais tout le monde le connaît. Ou, du moins, en a entendu parler. Est-il dans le pub en ce moment ? Le barman secoue la tête d'un air mal assuré. Il n'est pas sûr de pouvoir le reconnaître et, s'il était en mesure de le faire, il craint d'avoir des ennuis. Je lui dis que je suis là pour interviewer Banksy. Il ne me croit pas. Banksy ne donne pas d'interviews. Mais il a accepté cette fois-ci, même s'il a ri lorsque nous lui avons proposé de faire une photo.
Banksy est le graffeur (graffiti artist) le plus célèbre de Grande-Bretagne, mais son anonymat est vital, car les graffitis sont illégaux. Le jour où son identité sera révélée, ce sera la fin de sa carrière. Ses pochoirs en noir et blanc sont beaux, subtils et gentiment subversifs : des rats armés de perceuses, des singes avec des armes de destruction massive, des petites filles enlaçant un missile, des agents de police promenant de grands caniches très chics. Il signe ses oeuvres en gros caractères énergiques. Parfois, il ne peint que quelques mots, des réflexions ironiques, des déclarations ou des incitations. Sur les monuments célèbres, il inscrit souvent : "Ceci ne vaut pas la peine d'être photographié". Sur d'autres bâtiments publics, on peut lire : "Sur ordre de l'Agence nationale des autoroutes, cet espace est réservé aux graffitis" et, si l'on revient quelques jours plus tard, on s'aperçoit que le mur a docilement été tagué. Banksy a récemment étendu ses activités : il a conçu la pochette de Think Tank, le nouvel album du groupe Blur, et a présenté cet été sa première exposition en Grande-Bretagne, Turf War. Il a réussi en quelque sorte à concilier le monde de la rue, de l'art et du commerce.
Depuis que j'ai repéré mes premiers Banksy, j'ai désespérément cherché à en voir d'autres. Lorsque j'en croise un au détour d'une ruelle ou sur un mur, j'ai du mal à me contenir. Ils ont quelque chose de personnel, comme s'ils avaient été dessinés spécialement pour moi ; mais ils ont également quelque chose de public, comme un cadeau fait à tous. Sur les traces de Banksy, j'ai croisé de nombreux inconditionnels. Ils me racontent qu'il arrive furtivement, de nuit, qu'il poste des guetteurs pendant qu'il travaille ; ils me parlent de sa première exposition, dans un entrepôt, à Londres. Ils disent que Banksy a su reconquérir la ville, qu'il l'a faite leur. Toujours aucun signe de Banksy. Je vais dans la rue pour téléphoner à Steve, son agent. "Je vous l'amène de suite", me répond-il avec l'accent caractéristique de Bristol. Deux minutes plus tard, ils arrivent au pub. Banksy est blanc, âgé de 28 ans, débraillé et désinvolte. Quelque chose le préoccupe. Il me raconte qu'il a remarqué que l'un de ses graffitis a été recouvert par des affiches publicitaires vantant l'ouvrage de Michael Moore [journaliste et agitateur américain] Stupid White Men. "Il a fallu que ce soit Michael Moore qui foute en l'air mon graf. Nous vivons dans un drôle de monde, un monde malade." Mais l'idée ne semble pas vraiment lui déplaire.
Banksy a commencé à faire des grafs à 14 ans, alors qu'il n'était encore qu'un écolier malheureux. Puis il a séjourné quelque temps en prison pour un délit mineur. Les grafs lui ont donné confiance en lui, à l'époque où le milieu du graffiti était en pleine ébullition à Bristol. "Comme je ne savais pas bien manier la bombe de peinture, j'ai commencé par découper des pochoirs. Au fond, le fait de taguer est avant tout une question de reconnaissance. La moitié de la ville peut t'appartenir si tu griffonnes ton nom dessus." Pendant qu'il me parle, je me surprends à penser qu'il n'est peut-être pas celui qu'il prétend être. Comment savoir s'il s'agit bien de Banksy ? "Tu ne peux évidemment pas en être sûr." Mais il est trop passionné par ce qu'il fait pour être quelqu'un d'autre. Se considère-t-il comme un artiste ? "Je ne sais pas. J'utilise beaucoup le mot vandalisme dans mon exposition, et je voudrais d'ailleurs remettre ce concept à l'ordre du jour." Banksy entretient un rapport ambigu avec les marques. Comme Naomi Klein, il s'oppose aux grandes marques, mais il est lui-même devenu une marque. Aujourd'hui, on trouve de faux Banksy au marché noir et même des kits pochoirs pour faire ses propres Banksy. Cela le dérange-t-il d'être ainsi pillé ? "Non. J'ai fait de la contrefaçon pendant trois ans : alors, je ne peux rien dire."
C'est pour cette raison qu'il a trouvé si étrange de travailler avec Blur. "Mais le fait de concevoir leur pochette m'a permis de mettre tout l'argent récolté dans mon nouveau projet : les sculptures BOGOF [Buy One Get One Free, selon le principe commercial "Une achetée, l'autre offerte"]. Je fais des sculptures par paires. J'en vends une et j'offre l'autre gratuitement à la ville. La première, qui va être dévoilée aujourd'hui, ressemble à un gigantesque Penseur de Rodin, en bronze, avec un plot de signalisation sur la tête, également coulé dans le bronze."
Un autre aspect de l'art qui l'intéresse, c'est l'efficacité. Pourquoi passer des années sur une sculpture alors qu'il suffit de poser un cône de signalisation sur la tête d'un classique pour créer une oeuvre entièrement nouvelle ? "Il peut y avoir une statue au centre-ville, et vous passez tous les jours à côté sans jamais la remarquer. Mais il suffit de lui mettre un plot sur la tête pour se l'approprier en quelques secondes. L'essentiel, c'est de passer moins de temps à réaliser une oeuvre qu'il n'en faut aux gens pour la regarder." Ses reproductions se vendent-elles vraiment à plus de 10 000 livres [environ 14 000 euros] ? Il n'en est pas sûr, parce que ce n'est pas lui qui se charge de les écouler, mais elles se vendent cher, effectivement. Et qu'en est-il de l'hôtel chic de New York qu'il aurait décoré ? "J'ai effectivement peint la chambre d'un hôtel à New York une fois, mais c'était un bouge. Chaque chambre a été décorée par un artiste différent ; lorsqu'on en peint une, on n'a pas besoin de payer pour la nuit."
Au cours des deux dernières années, les grandes marques qu'il méprise l'ont contacté pour leur campagne publicitaire. Quelles sont les propositions qu'il refuse par principe ? "J'ai déjà refusé quatre propositions de Nike. A chaque nouvelle campagne, ils me demandent de travailler pour eux, mais j'ai toujours refusé. En fait, la liste des boulots que je n'ai pas faits est beaucoup plus longue que celle des travaux que j'ai acceptés. C'est comme un CV inversé. Nike m'a pourtant proposé un beau paquet d'argent pour que je bosse pour eux." Pourquoi a-t-il refusé ? "Parce que je n'ai pas besoin de cet argent et que cela me déplaît de savoir que des enfants se tuent au travail pour des clopinettes."
Je lui demande s'il faut être agile pour être un bon graffeur. "Oui, cela fait partie du profil. N'importe quel crétin peut se faire pincer. Le truc, c'est de ne pas se faire prendre. Même si on étalait toutes mes oeuvres à la Tate Modern et que Tony Blair et Kate Moss viennent à l'inauguration distribuer des petits fours en rollers, ce ne serait pas aussi excitant que de peindre un immense graffiti dans un lieu interdit." Il avoue tout de même avoir déjà été arrêté pour ses graffitis par le passé, mais pas récemment et jamais en tant que Banksy. La décision d'exposer dans une galerie a-t-elle été difficile à prendre ? Selon lui, non. Premièrement, cette galerie n'avait rien de chic, c'était un vieil entrepôt. Ensuite, sans un espace approprié, comment pourrait-il exposer ses moutons, cochons et vaches vivants ? "La plupart des municipalités sont tenues d'effacer les graffitis en l'espace de vingt-quatre heures..." Mais, si c'est de l'"art" exposé dans une galerie, le problème ne se pose plus. Il évoque son pochoir représentant des femmes juives dans le camp de concentration de Bergen-Belsen, les lèvres barbouillées de rouge à lèvres fluorescent : une image aussi poignante que grotesque. "Je ne pourrais jamais peindre ça dans la rue, par exemple, parce que ce serait ouvertement insultant." Mais, dans une galerie, il peut replacer l'oeuvre dans son contexte. "Elle s'inspire en fait du journal intime d'un colonel qui a participé à la libération du camp de Bergen-Belsen. Il raconte la libération de ce camp pour femmes et la livraison d'une caisse contenant 400 bâtons de rouge à lèvres, ce qui l'a mis hors de lui. 'Que voulez-vous que je fasse de ce rouge à lèvres ?' Il le distribue quand même aux femmes, qui se l'appliquent les unes aux autres et se coiffent ; et, parce que ce rouge à lèvres leur a redonné l'envie de vivre, c'était probablement la meilleure chose que les soldats pouvaient faire pour elles lorsqu'ils ont libéré le camp." Il raconte merveilleusement cette histoire. "Tu vois, c'est là que l'on voit la différence que peut faire un peu de peinture."
Il revient sur le vernissage de son exposition et en parle avec une grande excitation. "Quelque part, j'aurais bien aimé y assister, parce que j'ai vraiment beaucoup travaillé sur l'installation." Mais il dit que ce serait trop risqué. Ses parents y sont-ils allés ? Il secoue la tête. "Non, ils ne savent toujours pas ce que je fais." Vraiment, ils n'ont aucune idée de tout ce qu'il a réalisé ? "Non", répond-il avec tendresse, "ils pensent que je suis peintre décorateur."
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Postby rastapopoulos » February 18th, 2006, 9:27 pm

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Postby kaléori » February 19th, 2006, 9:11 am

:lol: :lol: c'est terrible ce qu'il se passe...

J'ai vu le bouquin de bansky, c'est quand meme pas mal ce qu'il fait. Enfin c'est vraiment de la politique... pourquoi pas... :roll:
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Postby Koleo » February 19th, 2006, 3:46 pm

:lol:
son anonymat j'n'y croit qu'a moitié... il suffit de tester " banksy " dans google image... après à savoir si c'est le vrai ......
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Postby kaléori » February 20th, 2006, 2:33 pm

Il est même pas connu des graffers anglais?? Non c'est impossible de rester anonyme, il a fait des expo et tout... Et puis c'est impossible, apres tout ce qu'il fait, de rester anonyme. Surtout qu'on parle de lui dans ELLE, Vogue et tout le tralala c'est le graffer le plus "fashion" de la planete!
Allez hop, on va tous peindre des vaches pour etre bien IN! :lol:
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Postby DuBwIsE !!! » April 10th, 2006, 10:27 pm

http://permanent.nouvelobs.com/societe/20060410.FAP9644.html?1603

L'INSOLITE DU JOUR
Monomaniaque...

MILWAUKEE, Wisconsin (AP) -- Un Américain de 20 ans qui attendait de se voir condamné pour avoir bombé des graffiti risque de se voir à nouveau inculpé pour avoir... tagué les différentes cellules qu'il a occupées.
Troy Mosby a apposé sa signature "Syrup" sur les murs, les lits, les tables et les armoires et les miroirs de six cellules de la maison de correction du comté de Milwaukee, selon une plainte déposée jeudi dans un tribunal de cette ville du Wisconsin (centre-nord des Etats-Unis).
Mosby, 20 ans, devait comparaître vendredi dernier pour entendre sa sentence pour 14 inculpations pour graffiti. Au lieu de cela, le juge Paul Van Grunsven a ajourné cette comparution et l'a reportée au 21 avril afin que Mosby puisse se voir inculper pour les nouvelles infractions.
"Eu égard à la nature (de cette nouvelle affaire), je ne pense pas que l'enquête sera très longue", a dit le juge Van Grunsven.
Mosby a plaidé non-coupable. Il encourt une peine de deux ans d'emprisonnement. AP
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Postby dav » May 16th, 2006, 2:29 pm

Londres: une télévision qui permet d'espionner son quartier

Une chaîne de télévision londonienne a trouvé plus fort que la téléréalité. Shoreditch TV offre à tout citoyen de devenir un indicateur de police bénévole, en scrutant les moniteurs des plus de 400 caméras de vidéosurveillance du quartier.
Le but de la chaîne est de "placer chaque habitant en première ligne de la lutte contre la délinquance". Son slogan: "Combattez le crime depuis votre canapé!" A l'écran, le passage d'une caméra à l'autre a lieu toutes les 30 secondes.
S'il surprend une personne à l'image dont l'activité lui paraît suspecte, le téléspectateur peut accéder à un écran "galerie". Celui-ci comporte les noms et photos de personnes surveillées pour incivilité ou de la petite délinquance.
Grâce au clavier d'ordinateur sans fil fourni avec l'abonnement, il peut alors envoyer directement et anonymement un e-mail de dénonciation à la police. "La police est très enthousiaste", dit l'un des directeurs du projet.
La chaîne est proposée depuis lundi à 20'000 foyers dans le cadre d'une "offre sociale" d'accès au numérique. Pour 3,5 livres (5 euros) par semaine, le système permet aussi de téléphoner moins cher et d'accéder à l'internet.

La vidéosurveillance est apparue en 1961 dans le métro de Londres, et les caméras ne cessent de se multiplier dans la ville. Elles filment chaque personne en moyenne 300 fois par jour. La police peut saisir sur simple demande les images filmées par des systèmes publics ou privés.
Dans l'ensemble, on estime que la Grande-Bretagne recèle dans son ensemble 10% des caméras installées dans le monde. Les dispositifs s'améliorent en permanence, avec notamment l'arrivée de logiciels de lecture des mots sur les lèvres.

http://www.edicom.ch/fr/news/international/index.php?idIndex=269&idContent=1281482
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Postby dav » June 22nd, 2006, 2:06 pm

aperçu dans un prospectus des supermarchés Casino dans ma boite aux lettre! :lol:

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Postby eko » June 22nd, 2006, 3:18 pm

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http://www.mikado.fr/


Entrez dans le site, Andre est partout.
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Postby DuBwIsE !!! » July 23rd, 2006, 3:30 pm

http://www.ledevoir.com/2006/07/06/113053.html

Roadsworth sévit de nouveau... en toute légalité
L'artiste donne le coup d'envoi d'un programme visant à financer l'art public

(par Louise-Maude Rioux Soucy)


La Ville de Montréal avait épinglé l'artiste Roadsworth en 2004 pour finalement l'absoudre en échange d'une quarantaine d'heures de travaux communautaires. C'est qu'il est difficile de résister aux pochoirs stylisés de Peter Gibson. La Ville elle-même n'y arrive apparemment pas puisque c'est à lui que l'arrondissement de Ville-Marie a confié la réalisation de la première intervention urbaine de son programme visant à financer l'art public.

Depuis quelques jours déjà, la faune qui fréquente le Palais des congrès peut voir Roadsworth s'activer sur le béton collectif, et ce, en toute légalité. Intitulée Legoisme, sa fresque courra sur la surface de la place située au coin nord-est du Palais des congrès, à la sortie de la station de métro Place-d'Armes. Son intervention se veut d'abord ludique de façon à apporter un peu de poésie à un passage fréquenté chaque jour par des milliers de travailleurs et de touristes.

Manifestement, les déboires de Roadsworth avec la Ville sont désormais chose du passé, elle qui l'avait pourtant accusé de méfaits publics pour avoir peint des hiboux, des fermetures éclair, des commutateurs et des barbelés dans les rues montréalaises. C'est que cette fois-ci, l'oeuvre a été commandée dans les règles de l'art, a expliqué Karim Boulos, qui agit à titre de maire suppléant en l'absence du maire de Ville-Marie, Benoit Labonté.

La Ville de Montréal estime en effet qu'entre le simple «scratchiti» des graffiteurs et le pochoir stylisé de Roadsworth, il y a un monde qu'il est facile de reconnaître et de départager. «Les tags ne sont pas acceptés et, dans la mesure du possible, on les enlève, a expliqué M. Boulos. Mais le travail de Roadsworth est un travail qui a été "commissionné" et il est très différent.»

Avec Vill'Art-Marie, son nouveau programme de financement de l'art public, l'arrondissement espère donner un supplément d'âme à ses divers quartiers. Sans renier l'importance du patrimoine architectural et d'oeuvres d'art majeures comme La Joute de Riopelle, par exemple, le maire Labonté estime que «c'est aussi dans des initiatives plus modestes», notamment par l'art public et le mobilier urbain, que la ville pourra gagner en poésie et en identité.

Pour financer ces interventions, l'arrondissement a prévu 30 000 $, une somme tirée des économies réalisées par la réduction de la TPS. «Plutôt que de réduire, par exemple, le tarif des vignettes de stationnement de 50 $ à 49,53 $, ce qui serait très coûteux au niveau administratif, nous avons décidé de redonner aux citoyens la totalité des économies générées par la réduction de la TPS, et ce, au moyen de l'art public», a expliqué le maire Labonté.

Outre la fresque signée Roadsworth, ces nouveaux fonds ont aussi permis de subventionner un projet de la Société pour promouvoir les arts gigantesques (SPAG). «Ils sont présentement à repeindre les vitrines de magasins fermés sur la rue Ontario avec des scènes du quotidien pour faire revivre un peu le quartier», a dit Karim Boulos. L'astuce semble avoir fait mouche puisque, sur les sept locaux ciblés, deux ont été loués depuis...
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Postby CRE » July 23rd, 2006, 8:12 pm

beurk !
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Postby Kefli! » July 23rd, 2006, 11:05 pm

J'ai vomi aussi
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Postby rastapopoulos » July 24th, 2006, 11:21 am

Rien a voir avec Roadsworth ,
Petit article Insolite lu dans courrier international du 4 mai 2006:

La maman de Sylvester Stallone a des dons de divination. Elle lit les lignes – des fesses. Sous ses yeux experts, les replis et crevasses de votre postérieur révèlent “votre personnalité, votre avenir et votre chance en amour”. L’Inde antique et Babylone pratiquaient déjà cet art exigeant, indique le site Internet de Jackie Stallone. Inutile de se déculotter devant l’octogénaire. L’ancienne trapéziste se contente d’une photo (800 pixels minimum). Prix de la consultation : 125 dollars.
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http://www.jacquelinestallone.com/
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Postby afrotagger » July 25th, 2006, 11:18 am

quelle info..... :P

Bon sinon je viens d'apprendre qu'une fille de quinze ans environ a rencontré une rame de metro parisien en tapant un tunnel la semaine dernière,ms sans plus d'infos...
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