REVUE DE PRESSE [ french ]

Share good links, discuss about graffiti.

Postby ^-^ » September 16th, 2004, 9:24 pm

tous ces articles sont chiants à des degrés différents, toujours les mêmes conneries. Idéal à lire avant d'aller se coucher :roll:
^-^
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Postby g » September 19th, 2004, 8:24 am

^-^ wrote:tous ces articles sont chiants à des degrés différents, toujours les mêmes conneries. Idéal à lire avant d'aller se coucher :roll:


merci pour cette intervention hautement intéressante....


sinon suite de l'affaire Mickaël Cohen...
reliée cette fois par la TV.......
on commence par un article généraliste pour finir sur la dépéche AFP dont personne ne parle ......


Les graffeurs dénoncent l'"incompréhension" de la société

17/09 15:40

Choqués par la mort d'un jeune tagueur, qui s'est noyé en avril dernier en tentant d'échapper aux policiers, les graffeurs - qui dessinent des fresques sur les murs des villes - estiment que ce drame illustre "l'incompréhension" de la société à leur égard.

"Ce jeune homme qui s'est noyé, c'est vraiment le reflet d'une incompréhension. On n'est pas là pour endosser tous les fléaux de la société" s'indigne Gilbert, un graffeur de 33 ans, alors que la Ligue des droits de l'Homme et la famille de Mickaël Cohen ont appelé vendredi à une manifestation en sa mémoire.

La mort de Mickaël Cohen, qui s'est jeté dans la Marne pour échapper aux policiers de la BAC (Brigade anti-criminalité) qui le poursuivaient, "normalement, cela doit faire partie du côté cauchemardesque. Là, c'est vraiment arrivé...", poursuit-il, reconnaissant en creux que braver l'interdit, avec les risques d'être arrêté et condamné, est une des motivations du milieu graffiti.

Et les sanctions peuvent être lourdes: jusqu'à 5 ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende pour des graffeurs opérant en groupe, un "crew", ce qui est l'habitude.

A Versailles, environ 70 personnes, réparties sur toute la France, sont mises en examen dans le cadre d'une enquête débutée en juin 2001. Mais le juge n'a pas encore bouclé son instruction et, compte tenu du nombre des personnes renvoyées devant le tribunal, il y aura des problèmes matériels pour trouver une salle adaptée.

Les peines "sont disproportionnées, elles ne veulent pas tenir compte des gens qu'elles ont en face d'eux", tranche Gilbert.

"Le problème, c'est qu'il n'y a aucune tolérance", juge pour sa part Olivier Jacquet, rédacteur en chef et fondateur du trimestriel Graff-it et "dans le graffiti depuis la fin des années 1980". "Depuis 4/5 ans, on interdit tout et le milieu graffiti se trouve pénalisé parce qu'il n'y a plus cette soupape de tolérance" qui existait avant.

"Dans une époque où il faut faire du chiffre, quelqu'un qui laisse sa trace est plus facile à trouver qu'un voleur de haut vol ou autre escroc qui fait plus de mal que nous", note Gilbert.

"L'inscription sur un mur, c'est un acte humain qui existe depuis la nuit des temps", relève Olivier Jacquet en déplorant "un manque de prévention, de communication et d'information vis-à-vis du milieu graffiti qui est une culture". Pour lui au contraire, "il y a un rôle intéressant du graffeur dans la société: c'est quelqu'un qui va rendre le quotidien des gens plus coloré".

"La publicité, c'est une forme légale de graffiti. Je l'accepte à une condition: qu'elle me donne un droit de réponse et je peux donc utiliser ses supports", renchérit Gilbert.

"Le graff est quelque chose de très paradoxal parce que c'est à la fois un délit et un art", dit Agnès Tricoire, avocate d'un magazine spécialisé poursuivi par la SNCF. "Il y a une espèce d'hypocrisie car on se plaint des graff et on dépense de gros budgets pour les enlever mais, en même temps, cela fait vendre, jusqu'à la SNCF qui a fait graffer un train et l'a publié dans sa brochure d'information", ajoute-t-elle.

Et la ville de Bagnolet a choisi de lui consacrer un festival international, "Kosmopolite", qui se déroule en juin ou juillet depuis 3 ans.

Mais le directeur du développement culturel Francis Le Pape trace "une frontière nette et très précise" entre le graff - les fresques colorées qui sont pour lui de l'art - et le tag - signature -, "qui ressemble quand même à un délit".

Un distinguo que refuse totalement Gilbert: "on a tous la même passion, être dans la rue et peindre sur les murs, que ce soit une fresque élaborée, un tag, un logotype ou tout autre type d'intervention".


© AFP.

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L'article de LIBERATION.COM

Une noyade dans un océan d'indifférence

Six mois après le décès d'un jeune tagueur qui tentait de s'échapper, les conclusions de l'enquête tardent.

Par Jacky DURAND

samedi 18 septembre 2004 (Liberation - 06:00)




ix mois de silence, de questions sans réponse. Le 10 avril, Mickaël Cohen, 19 ans, s'est noyé en tentant d'échapper à la police. Depuis, sa famille attend le résultat des deux autopsies et les conclusions de l'enquête de l'Inspection générale de la police (IGS, la police des polices). Vendredi, la mère du jeune homme a tenté d'égrener quelques mots dans sa douleur rentrée. «Je voudrais comprendre pourquoi les policiers n'ont pas essayé de sauver mon fils, a déclaré Hakima Cohen-Mokhles lors d'une conférence de presse au siège de la Ligue des droits de l'homme (LDH), à Paris. C'est inhumain, inacceptable. On ne peut pas continuer comme ça.»

Patrouille. Le 10 avril, Mickaël Cohen avait été surpris en train de taguer en compagnie d'un ami un mur de l'autoroute A4, à la hauteur de Maisons-Alfort (Val-de-Marne). «Il graffait un mur antibruit, décoré depuis de longues années d'inscriptions variées», a souligné, vendredi, l'avocat de la famille, Me Olivier Jessel. Surpris par une patrouille de la brigade anticriminalité (BAC), le jeune homme s'est caché dans les fourrés où, selon ses proches, «il a été débusqué par les policiers. Trois équipages ont été appelés en renfort». Michel Tubiana, président de la LDH, s'est étonné d'une telle mobilisation : «Il y a quelque chose que je ne comprends pas. Nous ne sommes pas en présence d'un voleur mais d'un graffeur. De tels renforts de police pour un tagueur me laissent rêveur.»

Mickaël Cohen a tenté d'échapper aux patrouilles en se jetant dans la Marne, où il aurait coulé après avoir traversé les deux tiers de la rivière. Ses proches veulent savoir «si, oui ou non, un policier aurait effectivement reçu l'ordre par radio» de ne pas plonger pour porter secours au jeune homme. La famille, qui a porté plainte pour non-assistance à personne en danger, se demande pourquoi les policiers présents n'ont pas aidé Mickaël. «Rien ne peut expliquer qu'aucun n'ait fait un effort.» «Il est anormal qu'aujourd'hui, près de six mois après les faits, nous n'ayons aucune information sur les questions que j'ai posées», a affirmé Me Jessel. Les proches de la victime ont également éprouvé les plus grandes difficultés pour se recueillir sur la dépouille du jeune homme. «On l'a vu une demi-heure en quinze jours», affirmait un oncle.

Lenteurs. Il y a un peu plus de trois ans, la Ligue des droits de l'homme (LDH), le Syndicat des avocats de France (SAF) et le Syndicat de la magistrature (SM) ont mis en place un groupe d'étude, «après avoir pris conscience d'une hausse des mauvais rapports entre les citoyens et la police, a rappelé Michel Tubiana. Force est de constater que nous n'avions pas tout à fait tort. Quand des forces de police insufflent une telle peur à un gamin, c'est qu'il y a un problème de relation entre la police et le citoyen.» Le président de la LDH a aussi dénoncé les lenteurs de l'enquête sur la mort de Mickaël. «A l'inverse, dans des affaires d'outrage à policiers, les citations directes pleuvent.»

Une manifestation sera organisée le 25 septembre sur le parvis du Trocadéro, à Paris, pour «mobiliser parents, enfants et tous ceux qui, de près ou de loin, sont confrontés ou le seront un jour aux conséquences d'un acte mineur», selon la famille.


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Bon......
je n'aime pas cracher sur les journalistes mais bon...si "Jacky Durand" avait pris le soin de lire une autre dépéche AFP il aurait peut-être pu conclure autrement son " si, oui ou non, un policier aurait effectivement reçu l'ordre par radio» de ne pas plonger pour porter secours au jeune homme "....

Tagueur noyé: les policiers avaient reçu l'ordre de ne pas plonger

publié le Vendredi 17 septembre @ 16:19:45 CEST |

PARIS, 17 sept (AFP) - Les policiers à la poursuite d'un jeune tagueur, qui s'est noyé en avril dans la Marne en tentant de leur échapper, avaient reçu l'ordre de ne pas plonger pour éviter d'être victimes d'hydrocution, a expliqué vendredi à l'AFP le chef de la sûreté départementale du Val de Marne.


"Lorsqu'un équipage a dit que l'un de ses fonctionnaires se déshabillait pour se jeter à l'eau pour secourir le jeune homme, il a reçu l'ordre de ne pas y aller. Cet ordre était très pertinent car la température extérieure était de 5 ou 6 degrés et au lieu d'un mort, nous en aurions eu deux", a déclaré le commissaire divisionnaire Philippe Gérard.

D'après lui en effet, "les causes de la mort du jeune homme étaient une hydrocution" selon le premier constat. Les policiers ont appelé les sapeurs-pompiers de la brigade fluviale mais ces derniers n'ont pas réussi à sauver le jeune homme, qui avait plongé près du pont de Charenton (Val-de-Marne).

L'ordre est venu du Centre d'information et de commandement de la direction départementale de la sécurité publique à Créteil, auquel se réfèrent les policiers en intervention, a précisé le commissaire.

La Ligue des Droits de l'Homme (LDH) et la famille de Mickaël Cohen, mort noyé à 19 ans alors qu'il était poursuivi après avoir tagué un mur sur l'autoroute A4 à la sortie de Paris, ont dénoncé vendredi la lenteur de l'enquête judiciaire et appelé à une manifestation le 25 septembre à Paris.

La famille a porté plainte pour non assistance à personne en danger. Son avocat, Me Olivier Jessel, a souligné que "trois brigades de policiers ont été appelées en renfort, rien ne peut expliquer qu'aucun n'ait fait un effort".

"Assistance à personne en danger ne veut pas dire mettre en danger sa propre vie", a insisté le commissaire, "ce qu'on a fait, c'est de faire venir des secours équipés en conséquence".

"C'est dramatique, je comprends la famille", a-t-il poursuivi, "mais qu'est-ce qu'on attend des policiers? Doit-on laisser les gens faire des tags, ne pas hésiter à circuler à pied au milieu de l'autoroute?".

Il a justifié l'importance des moyens déployés. "Il y a eu deux ou trois voitures, c'est normal car il y avait eu un message radio du centre".

Enfin, il a assuré que la famille avait été informée de la mort de Mickaël dans la journée du décès.

© 2004 AFP.

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no comment !!
c'est tellement triste cette histoire...

http://nimigraff.populus.ch/pix/

NE PAS OUBLIER LA MANIFESTATION DE SOUTIEN LE 25 SEPTEMBRE SUR LE PARIS DU TROCADERO....

infos sur nimigraffATyahoo.fr
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Postby Aceed » September 23rd, 2004, 4:36 pm

La Ligue des droits de l'Homme, le Mouvement contre le Racisme et pour
l'Amitié entre les Peuples, le Syndicat des Avocats de France, et le
Syndicat de la Magistrature appellent à venir nombreux au
rassemblement, organisé par la famille et les amis de Mickaël Cohen,
le samedi 25 septembre à 14h00 sur le Parvis des droits de l'Homme à
Paris (métro Trocadéro), en témoignage de solidarité, en soutien aux
démarches entreprises par la famille de Mickaël pour obtenir la vérité
sur les circonstances de sa mort.


Texte diffusé par la mère de Mickaël :

MANIFESTATION
Parvis du TROCADERO

Le 10 avril 2004, mon fils Mickaël est mort à l’âge de 19 ans. Il
graffait sur un mur antibruit le long de l’Autoroute A4.

Poursuivi par la police il a sauté dans la Marne pour lui échapper. Il
est mort noyé, sans que les policiers ne lui portent secours. Ces
événements tragiques ont été relatés dans différents journaux et à la
télévision.
Aujourd’hui effondrée et meurtrie comme peut l’être une mère, je veux
mobiliser parents, enfants, et tous ceux qui de près ou de loin sont
confrontés ou le seront un jour par les conséquences d’un acte mineur.

Il faut que l’on manifeste afin que tout le monde prenne conscience du
danger encouru, et à la mémoire de mon fils Mickaël.

Nous allons organiser une manifestation sur le parvis du TROCADERO à
Paris le 25 septembre 2004 à 14 heures.

Nous aimerions que cette information soit diffusée le plus largement
possible, merci de votre aide.

Le 25 septembre à 14 heures

HTTP://nimigraff.populus.ch
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Postby g » September 25th, 2004, 7:05 pm

> http://www.lexpress.fr/info/infojour/in ... 65458&1837

Rassemblement à la mémoire d'un tagueur mort noyé en fuyant la police

samedi 25 septembre 2004

Image
La mère de Mickaël Cohen (D) prononce un discours le 25 septembre au Trocadero
© AFP Jean Ayissi


PARIS ( AFP - 20:08 ) - Entre 200 et 300 personnes se sont rassemblées samedi après-midi sur le parvis des Droits de l'Homme au Trocadéro à Paris à la mémoire de Mickaël Cohen, un tagueur de 19 ans qui s'était noyé dans la Marne où il s'était jeté pour échapper à des policiers.

"Qu'ils m'expliquent ça: comment on peut traquer un enfant et le regarder mourir sans faire un geste?", a demandé la mère de Mickaël Cohen, Hakima Cohen-Mokhles.

Son fils, 19 ans, s'est noyé dans la nuit du 9 au 10 avril après avoir été poursuivi par des policiers qui l'avaient pris en flagrant délit de taguer un mur anti-bruit de l'autoroute A4 à la sortie de Paris près du pont de Charenton (Val-de-Marne).

Au rassemblement étaient présents des proches, des membres de son club de hockey, des élèves de l'établissement de Boulogne-Billancourt où était scolarisé ce jeune homme domicilié dans le XVIème arrondissement de Paris, ainsi que de nombreux graffeurs.

Ces derniers ont déployé des banderoles sur lesquelles on pouvait lire: "Ce soir-là, il y avait plus grave. Regardez les faits divers du jour où ce jeune homme a perdu la vie... Un viol? Un braquage? Où étaient les policiers? Ils défendaient un mur" ou "Comment peut-on concevoir qu'un enfant se noie devant les personnes qui assurent notre sécurité?".

Les manifestants ont regretté la lenteur avec laquelle, selon eux, l'enquête est menée et ont à plusieurs reprises dénoncé l'attitude des policiers qui n'ont pas tenté de sauver le jeune homme. La famille a porté plainte le 13 avril pour non assistance à personne en danger.

"Qui a donné l'ordre de ne pas rentrer dans l'eau pour sauver Mickaël alors que l'un d'entre eux avait entrepris de se déshabiller pour le faire?", s'est interrogé l'avocat de la famille Me Olivier Jessel.

Les policiers avaient reçu l'ordre de ne pas plonger pour éviter d'être également victimes d'hydrocution, a récemment expliqué le chef de la sûreté départementale du Val-de-Marne Philippe Gérard.

Une enquête est actuellement diligentée par l'Inspection générale des services (IGS).


© 2004 AFP.
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C KOI CE DELIRE !!

Postby g » October 5th, 2004, 1:40 pm

Les Canadiens associent le graffiti aux gangs :shock:

je suis d'accord sur l'origine "historique" du pur graffiti territorial..
( au passage un supersite sur LA http://www.streetgangs.com/graffiti/ )

..
mais l'assimiler thématiquement avec " les jeunes désireux de faire du graffiti légal "....c assez moyen....

La preuve :

from http://www.arrondissement.com/

Service de référence gratuit sur les graffiti et les gangs de rue!

Mardi 28 septembre 2004 (Villeray)

Tandem Villeray/Saint-Michel/Parc Extension

Parallèlement à l'Opération Graffiti dans l'arrondissement Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension, Tandem VSP a mis sur pied un service de référence gratuit et accessible à tous portant sur les graffiti et les gangs de rue.

Si vous avez des questions concernant les graffiti:
Comment éviter de se faire graffiter un mur?
Quels sont les murs mis à disposition des jeunes désireux de faire du graffiti légal?
Quelles sont les conséquences des graffiti?
Quelles sont les ressources mises à disposition des propriétaires victimes de graffiti?
Quels sont les organismes qui encadrent les jeunes intéressés par le graffiti?

Ou des témoignages à partager avec nous, que vous soyez un graffiteur, un propriétaire ou un citoyen concerné.

Si vous avez des questions sur les gangs de rue:
Comment savoir si son enfant est dans une problématique de gang de rue?
Quelles sont les ressources à disposition dans votre quartier?
Où trouver de l'information sur le sujet?
Comment se sortir d'un gang de rue?
Que faire si on soupçonne quelqu'un d'être victime de taxage, d'intimidation ou de violence de la part d'un gang de rue?

Ou toute autre question ou témoignage concernant ces problématiques, en tant que jeune, parent, citoyen, professeur ou intervenant.

Écrivez à l'équipe de Tandem VSP, le programme montréalais de soutien à l'action citoyenne en sécurité urbaine, à l'adresse courriel suivante:
graffiti_gangderue@hotmail.com

Nous prendrons le temps de trouver des réponses, vous référer aux bonnes ressources et vous conseiller sur des moyens de prévention.

Tous les témoignages recueillis le seront sous le couvert de l'anonymat et constitueront une foire aux questions pouvant aider d'autres personnes.

Tandem VSP offre tous ses services sur demande et gratuitement. Communiquez avec le bureau central pour de plus amples informations.

Tandem VSP
7378, rue Lajeunesse, bureau 204
Montréal QC H2R 2H8
(514) 490-1414

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Postby Kefli! » October 5th, 2004, 2:14 pm

il parait qu'ils font des gangs sur le net avec des forums et tout et tout
ils parlent comme des êtres humains c'est hallucinant !!!! :shock:
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* MARTHA COOPER's BOOK *

Postby g » October 15th, 2004, 8:34 am

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http://www.technikart.com/article.php3?id_article=743

Photographe de presse, Martha Cooper s'est intéressée très tôt au mouvement hip-hop et en a immortalisé la génèse dans les rues de New-York. Nous avons rencontré cette légende à l'occasion d'un show-case photographique dans une boutique parisienne dont nous tairons le nom. Magnéto Serge.
Par Dorian Dumont le 13 octobre 2004

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Est il plus facile de devenir banquier quand papa exerce la profession ? Martha Cooper vous répondra : « oui », sans hésiter. Et si son père n'a jamais exercé dans le monde des billets, il possédait un magasin d'appareils photo. Martha a donc tout juste trois ans quand elle se fait offrir son premier appareil. « Naturellement », elle devient photographe, pour le « NY Post » et emménage à New York en 1971. Tout en faisant son job à plein temps, elle parcoure les rues seule et shoote ce qu'elle voit. Pendant une virée, elle rencontre « He3 », un mec qui dessine des motifs dans un cahier, puis les reproduit sur les murs de la ville à la peinture. Whoow ! Plus qu'un choc : Martha n'en revient pas et est indéniablement touchée par le sens artistique du jeune homme. Il lui présentera ses potes, et elle intégrera la bande d'artistes avec plaisir, shootant tout ce qu'elle peut. Un jour, le NY Post l'envoie en reportage dans le métro. Elle tombe sur une arrestation. Des flics sont en train de confisquer des armes à de jeunes noirs américains. Martha n'a pas le droit de sortir son appareil, mais son esprit rebelle la rattrape et elle shoote toute l'affaire en cachette et sans flash. Elle retrouve la bande de gamins quelques jours plus tard et découvre le « break dancing ». Pendant des années, elle suit le « Rock Steady Crew » et autres gangs, plus que jamais fascinée par ces arts de rue underground. (graffiti/ breakdance). Et puis en 1981, elle s'investit dans l'organisation d'un battle de breakdance qui est finalement annulée. Ce qui n'empêche pas les journaux New Yorkais d'en parler. Les médias s'intéressent donc enfin à la passion de Martha Cooper. Et c'est en 1982 qu'ils créent de toute pièce le mot : « hip hop ».

Package commercial de rue
Pour simplifier, tout est mis dans le même sac : dj's, rappeurs, danseurs, graffeurs. Pour Martha, les médias vendent au grand public un « package commercial de rue », et exportent le terme « hip hop » en Europe et en Asie. A quoi bon alors photographier des gens dont on parle déjà dans les journaux ? La réponse à cette question, Martha la trouvera en ballandant ses objectifs au plus près des marges, sondant les artères sauvages de la ville pour y dénicher la vie sous sa forme la plus brute. Les photos de groupes de rap en studio, sur scène ou devant des murs peints pour l'occasion ne l'intéressent pas. Elle laisse ça à d'autres. Elle préfère continuer son chemin dans les rues, à la recherche de la créativité dans la vie de tous les jours. Martha se fout de l'underground, elle a juste arrêté de photographier le « mouvement » quand les médias de masse ont commencé à s'y intéresser. Quand elle parle de cette époque, je la sens nostalgique. Pourtant elle vient de raconter son histoire un quart d'heure plus tôt devant les caméras d'une chaîne française payante, mais elle prend le temps de montrer ses photos, de m'expliquer toutes les situations. Elle me demande aussi si je connais le mec avec un chapeau assis à 2 mètres de nous. « C'est Moze, un des meilleurs graffeurs français », à qui elle a donné un treillis. Il va lui peindre, et c'est pour elle une grande fierté. Quand je lui demande ce qu'elle fait en ce moment, elle me répond qu'elle bosse pour City Love (www.citylove.org). Elle réalise des documentaires sur différents quartiers de NYC : un travail mal payé mais intéressant qu'elle n'échangerait pour rien au monde. Pour conclure, elle me rappelle qu'elle ne regrette pas d'avoir arrêté de prendre des photos de ses amis en 1984, au moment ou tous les « autres » sont arrivés. Une demie heure d'entretien, c'est fini, elle me tape la bise et va manger des petits fours : « parce qu'en France, ils sont toujours excellents ». Dans l'histoire de la street culture New Yorkaise, Martha a la classe d'un Zidane qui aurait quitté l'équipe de France après l'Euro 2000…



Hip Hop Files, Photographs 1979 - 1984 by Martha Cooper.
Plus d'infos sur

http://www.mzee.com/feat/hiphopfiles/downloads.html

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Postby g » October 21st, 2004, 6:38 am

> http://www.laliberte.ch/news_magazine.cfm?id=147766

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De l'enseigne au graffiti

Publication · L'histoire de la publicité est aussi la nôtre. L'affiche peut être perçue comme un bourrage de crâne ou comme une boussole sociologique.

par éliane waeber imstepf

La publicité a pour ancêtre la réclame qui elle-même avait pris le relais du crieur public. Aujourd'hui on met au Musée les affiches anciennes devenues historiques (voir ci dessous) et même les casseurs de pub communiquent au moyen d'affiches. Demain... justement, depuis le temps qu'on l'accuse d'aller «trop loin», on se demande où elle ira demain. Pour inciter les JO à s'engager dans la lutte pour le respect des travailleurs du textile «Play fair at the Olympic» avait choisi une affiche très tendance1. Relayés par un débat au dernier Salon du livre2, les casseurs de pub n'ont pas dit autre chose que Charles Garnier (l'architecte de l'Opéra de Paris) en 1871: «Je dénie le droit que s'arrogent quatre ou cinq industriels de maculer (la ville) avec leurs enseignes outrecuidantes.»
Communication marchande, politique, humanitaire, la publicité a aussi cette particularité de se pencher régulièrement sur elle-même.


absence de critique

Réjane Bargiel, conservatrice du Musée de la publicité à Paris, avec l'Union centrale des arts décoratifs, vient de publier un livre qui se penche avec pertinence sur ce à quoi les consommateurs que nous sommes sont confrontés chaque jour: l'affiche, le spot. 150 ans de publicité est un livre d'histoire contemporaine. C'est aussi un essai car les chercheurs qui ont contribué à sa rédaction ne se privent pas de réfléchir sur le phénomène.
Née au milieu du XIXe siècle, la publicité a été beaucoup plus vite acceptée par l'opinion publique dans les pays anglo-saxons que dans le monde francophone. Mais - le choix de vignettes exclusivement françaises reproduites dans 150 ans de publicité en témoignent - les affichistes ont tout de suite été des artistes et c'est pour les spectacles qu'ils ont le plus été mis à contribution.


quelque chose à vendre

Dès le début de son existence, la publicité évolue dans une absence totale de critique. Le journaliste Vladimir Donn analyse pourquoi la publicité n'est pas soumise au débat public mais, entre prudence et mépris, il ne tranche pas: il évoque «la pudeur des journalistes parce qu'on ne mord pas la main qui vous nourrit». Mais il est aussi possible, estime-t-il, que les intellectuels aient disqualifié en tant que phénomène culturel les «éditoriaux mercantiles» qu'étaient les affiches publicitaires.
L'histoire de la publicité se confond avec celle du consommateur citoyen du XXe siècle. Dans les années 50, le consumérisme, venant d'outre-Atlantique, découvre que c'est finalement le consommateur qui paie la pub et qu'il est donc en droit d'en contrôler la qualité ou, au moins, sa vérité et sa transparence. Ce n'est pas une remise en cause de la publicité mais une volonté de responsabiliser le consommateur. Mais, écrit Vladimir Donn, cela n'a pas beaucoup d'impact. Même Mai 68 n'ébranle pas le consommateur. Au contraire, grâce à la TV, la publicité gagne du terrain dans la vie des gens alors même que dans les années 70 beaucoup prônent la mort de la société de consommation. Vladimir Donn ironise: le discours contestataire est même habilement utilisé dans les affiches. L'ambiance est anarchiste, mais derrière, il y a quelque chose à vendre: «En montrant que la pub était autre chose qu'un simple discours marchand, en la faisant apparaître comme une sorte d'écho aux tendances de la société, les publicitaires sont parvenus à faire accepter sa prolifération par l'opinion...» Un exemple? «Mort aux taches» proclame le correcteur Armor sur une affiche directement inspirée des tags gauchistes d'alors. L'auteur rappelle aussi que c'est seulement après 1980 que «Libé» qui est d'origine maoïste et farouchement opposé à la pub, lui ouvre ses colonnes.
Vient alors la grande époque de Jacques Séguéla, Jean-Paul Goude, Etienne Chatiliez par qui la publicité acquiert le statut de phénomène culturel.


même culture pub

Depuis, on en parle moins mais on admet qu'elle est incontournable. Comme seul regard analytique, Vladimir Donn cite l'émission Culture Pub qui a duré 15 ans mais a fini par s'autocensurer à mesure que la publicité prenait de la place dans les chaînes de TV. On ne peut aborder ce sujet sans évoquer Toscani qui a osé des thèmes répugnants ou fortement émotionnels pour vendre les pulls Benetton. Sa démarche est qualifiée d'intellectuellement intéressante mais «aussi louable que puisse sembler une telle conception de la publicité (placer la marque ailleurs que sur un terrain mercantile) (...) l'opinion n'a pas suivi». Ce qui n'a pas découragé de grandes marques de luxe de foncer dans le créneau trash. On a vu dans les années 90 comment la publicité lascive et sulfureuse entendait aller «trop loin».
Dernière étape en date: la parodie des affiches connues (Camel, Ford) . Elle séduit les jeunes générations en faisant passer un discours austère et moralisateur par un humour subversif. Les tagueurs en sont un avatar, version vandales.
Pour beaucoup, la pub est insupportable car elle est vue comme une réduction marchande des rapports humains et une pollution du paysage. Mais, constate Laurent Geverneau, «nous ne sommes en fait pas plus libres dans des rues vides d'images». Sans compter qu'on peut difficilement faire marche arrière. Alors il suggère: «Si on regarde la publicité non pas comme une pollution visuelle ou une tentative de bourrage de crâne mais comme un élément de connivence sociale, on peut en faire vraiment une information.» Pas nécessairement sur un produit mais sur la société où l'on vit. Voilà pourquoi il ose conclure «elle serait même une boussole». EWI


Publicité ou propagande, commerce ou politique


Parce qu'on parle volontiers à propos de publicité de bourrage de crâne, Laurent Gervereau, président de l'Institut des images, met en parallèle publicité et propagande.
Au milieu du XIXe siècle, la publicité émergente avait pour rôle de suppléer à l'enseigne, de créer le désir d'achat en donnant au produit une forme attrayante. Peu à peu son discours n'a plus rien à voir avec le produit mais cherche à valoriser le consommateur.
La propagande met du temps à quitter le texte austère pour emprunter l'image à la publicité qui semble avoir toujours une mesure d'avance: alors que la politique s'empare des outils de la publicité, celle-ci passe au deuxième degré. La politique suit, se met à faire du marketing.
Laurent Gervereau parle de publicité symptôme: «... la société industrielle favorisée apparaît comme ayant suscité à la fin du XIXe siècle et au début du XXe une publicité frivole à l'instar des moeurs et des loisirs naissants pour une classe favorisée. Durant l'entre-deux-guerres, le taylorisme et la production de masse ont entretenu une réclame utopiste de la beauté pour tous. Après la Seconde Guerre mondiale, les enfants du baby-boom et de la reconstruction ont illustré la naïveté du bonheur familial par le confort ménager et l'automobile. Ensuite, les contestations du modèle consumériste et la crise économique ont provoqué une publicité onirique (l'imagination au pouvoir) et de second degré. Avec l'an 2000 et la critique d'une certaine mondialisation, la publicité se fait environnementaliste, «morale» et «commerce équitable.»
Les casseurs de pub apprécieront sa conclusion: «Les Indiens yanomanis (nouvelle figure du bon sauvage) ont-ils besoin des droits de l'homme, des médicaments et de Coca-Cola ou d'isolement?» EWI


Un musée


En novembre 1999, le musée de l'affiche devient musée de la publicité et s'installe au 107, rue de Rivoli, à Paris. Entre 2003 et 2005, ce musée expose ses collections dans une série de quatre expositions chronologiques qui retracent l'histoire de la publicité. Son fonds, c'est un trésor de quelque 40 000 affiches anciennes couvrant la période du milieu du XVIIIe siècle en 1949 et de 45 000 affiches contemporaines déposées par les annonceurs, les graphistes et les agences. La collection contient aussi des films et des annonces. Une visite à faire sur www.museedelapub.org.
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Postby CRE » October 21st, 2004, 1:36 pm

:roll:
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Postby B » October 22nd, 2004, 9:25 pm

Franchement G, tu déchires !
Article passionnant
merci
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Postby g » October 23rd, 2004, 8:07 am

Arts. Toiles et esquisses du pionnier new-yorkais présentées à Paris.
T-Kid, tagueur de première

Par Stéphanie BINET

samedi 23 octobre 2004 (Liberation - 06:00)

> Terrible T-Kid 170
Exposition présentée par Taxie Gallery & Righters.com. 37, rue des Acacias, Paris XVIIe. De 10h à 19h. jusqu'au 4 novembre.
Hip Hop Files
livre de Martha Cooper (Righters.com)

A l'aube de son trentième anniversaire, la culture hip-hop semble enfin regarder son passé. Obsédés jusqu'à maintenant par son hyperproductivité, ses acteurs (stars du rap, médias, DJs...) s'étaient peu intéressés aux pionniers. Depuis quelque temps, le graffiti, la discipline la plus ancienne de cette culture, ne cesse de publier des livres ou d'exposer ses plus anciens tagueurs. Tel Terrible T-Kid 170, un New-Yorkais à qui l'éditeur français Righters.com et le galeriste Taxie Gallery consacrent une exposition parisienne de toiles, esquisses et métros miniatures.

A 43 ans, Julius Cavero (son vrai nom) habite toujours dans le Bronx, là où il a commencé à taguer le nom de son gang, en 1973. Grand costaud, la langue bien pendue, il reçoit dans son appartement propret où traînent à peine quelques bombes aérosol et des toiles. S'il s'apprête à publier un livre (début 2005) et expose, c'est pour ses deux enfants. Le fils aîné est danseur hip-hop à Miami, la cadette suit les traces du père : «Je veux leur expliquer l'univers dans lequel j'ai grandi. On n'avait pas de programme extrascolaire, juste des gangs. Mon père péruvien faisait trois boulots. La journée, il travaillait dans le bâtiment. Le soir, il rentrait nous faire à manger puis repartait comme chauffeur de taxi. Le week-end, il peignait des maisons dans le New Jersey. Mon petit frère et moi n'avons pas vraiment eu de parents. Je m'étais enfui de chez ma mère à 9 ans parce qu'elle s'était remariée avec un type d'Amérique centrale qui me détestait.»

Surdoués. Cet univers, Martha Cooper l'a photographié d'abord pour le New York Post : les immeubles incendiés du Bronx, les enfants qui jouent dans des décharges du Lower East Side à Manhattan, puis les métros peints par ces surdoués de la bombe aérosol : Dondi White, Lee, Blade... Aujourd'hui, elle a répertorié tous ses clichés pris entre 1979 et 1984 dans un ouvrage sorti ce mois-ci, Hip Hop Files.

Certaines photos sont exposées au milieu des toiles de T-Kid : «J'ai commencé le graffiti après être rentré dans un gang pour éviter de me faire tabasser, s'excuserait presque ce dernier. Ils m'ont donné des bombes pour marquer leur territoire. Mais je les ai vite quittés parce qu'ils braquaient des vieux. Puis j'ai rejoint une autre bande, les Harlem Renegade. Je me suis fait tirer dessus trois fois. A l'hôpital, personne n'est venu me rendre visite, j'avais 16 ans. Ma famille de la rue m'abandonnait aussi. On m'appelait Big T dans le quartier, parce que j'étais grand, mince, avec les épaules larges. Je ressemblais à la lettre T. Les plus vieux, eux me surnommaient Kid. Ça a donné T-Kid. A l'hôpital, je me suis juré de ne plus traîner et j'ai commencé à peindre sur les trains. On était en 1977, mon style n'a pas cessé d'évoluer.»

«Etat fasciste». En 1982, T-Kid participe à l'une des premières expositions du genre, «Graffiti Rock», puis devient employé à la ville de New York. Il repeint des centres d'hébergement pour les sans-abris, abandonne peu à peu le vandalisme pour les murs dits autorisés, mais continue de critiquer la politique de la ville: «A New York, on vit dans un Etat fasciste. La police n'a même plus à prouver que vous êtes l'auteur d'un tag pour vous arrêter. La ville a voté loi après loi pour stopper ces graffitis, mais rien n'y fait : ni la prison ni les amendes. Ils essaient maintenant de rendre illégaux les murs légaux, mais là, ils s'attaquent à un droit constitutionnel américain : la propriété. Pour eux, le graffiti est choquant, même sur un mur légal. C'est ce qui ne va plus dans ce pays, ils veulent décider pour nous ce qu'on peut voir ou pas.»

> http://www.liberation.fr/page.php?Article=248337
> http://www.taxiegallery.com
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Postby g » October 23rd, 2004, 8:10 am

Le pochoir quitte la rue pour épater la galerie
Vendredi 22 octobre 2004

La pochoiriste de rue Miss Tic cumule trois expos dans des galeries parisiennes. Autres « artistes à même la rue » ou « peintres du dehors », Mosco et Associés (4) viennent d’inaugurer la leur, rue Beaurepaire (10e).

Miss Tic (3) assume son passage des façades décrépites aux murs blancs des galeries. « Je descends encore dans la rue, mais je ne fais pas de vandalisme. Je laisse cette adrénaline aux graffeurs. Moi, les flics ne me font pas bander. Quand j’évite les soucis avec la police, je gagne en liberté et en visibilité puisque mon travail ne sera pas effacé au bout de quelques jours. »

Le Chat jaune (5), Le Corps Blanc, Space Invader... Réalisées au pochoir ou au pinceau, ces oeuvres récurrentes et ludiques font partie du mobilier parisien, au même titre que les colonnes Morris ou les fontaines Wallace. Le mouvement est né au début des années 1980, bien avant la vogue du tag, en 1988, qui fera durcir la législation et la répression. Parmi les pionniers, Nemo (1 et 6) aurait réalisé, selon la légende, ses premiers « bonshommes au ballon rouge » pour guider son fils sur le chemin de l’école. Aujourd’hui, il essaime ses pochoirs poétiques un peu partout. Autre figure historique de la peinture de rue, Jérôme Mesnager (1), dont les Corps Blancs sont désormais internationalement reconnus. Il est allé jusqu’à en peindre un sur la Grande Muraille de Chine.

Ces artistes de la rue se distinguent des graffeurs par leur accession rapide aux galeries d’art et à l’édition de livres de photos. D’après le galeriste Daniel Cresson, « certains ayatollahs de l’art urbain pensent qu’ils vendent leur âme, mais bon... il faut bien bouffer. » Les plus reconnus, comme Mesnager, ont travaillé pour des pubs. Quant à Space Invader (2), sa science du merchandising est redoutable. On retrouve ses mosaïques d’aliens pixelisés sur des tee-shirts ou sous des tennis dont la semelle imprime le contour des Invader sur les sols mous.

De plus en plus de mairies d’arrondissement réservent officieusement des murs à ces artistes et des associations de quartier leur passent des commandes. Mais les oeuvres « sauvages » gardent un supplément d’âme.

Benjamin Chapon

> http://www.20minutes.fr/journal/paris/a ... ?ida=33508
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Postby g » October 24th, 2004, 6:27 pm

Image

Recherche amour format 4x3


Thu October 21, 2004 12:23 PM CEST

SYDNEY (Reuters) - Une Chinoise vivant en Australie s'est résolue à dépenser 5.000 dollars australiens, environ 2.900 euros, pour afficher sur un panneau publicitaire grand format une annonce matrimoniale près d'un cinéma de la banlieue de Sydney.

Helen Zhou, une femme d'âge mûr originaire de Shanghai, avait auparavant essayé de trouver un mari sur internet, mais n'a rencontré que des hommes refusant de s'engager.

"Les gens sont contents d'avoir un rendez-vous, mais ils ne veulent pas d'engagement, seulement des relations éphémères", a-t-elle déclaré au journal local, le Southern Courier.

Sous un gros titre "Recherche mari", l'annonce précise un certain nombre de critères: être âgé de moins de 45 ans, en bonne santé, non fumeur et sobre, d'origine ethnique caucasienne, avec des moyens financiers et un bon sens de l'humour.

> http://www.reuters.fr/locales/c_newsArt ... ID=6567524
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Postby Kena » October 24th, 2004, 6:33 pm

have fun)))
)))
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Postby Pork » October 24th, 2004, 6:45 pm

-G- rapelle toi (si tu en a entendu parler) du type qui avait fait pareil mais en affichant son c.v.... l'idée était assez sympathique :D

l'histoire nous dit pas si l'homme a trouver un job derrière... :shock:
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Postby Kefli! » October 24th, 2004, 7:55 pm

c'est pour moi l'annonce je vais pécho la vieille
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Postby Kefli! » October 24th, 2004, 7:56 pm

en fait a part le sens de l'humour et encore ... je reponds pas au critère mais bon je vais tester :lol:
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Postby g » October 25th, 2004, 8:44 am

Pork wrote:-G- rapelle toi (si tu en a entendu parler) du type qui avait fait pareil mais en affichant son c.v.... l'idée était assez sympathique :D

l'histoire nous dit pas si l'homme a trouver un job derrière... :shock:


yes i remember.... :mrgreen:
il y avait aussi eu une demande en mariage ds le même style....
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Postby g » October 25th, 2004, 7:32 pm

> http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0 ... 043,0.html

La SNCF est déboutée de ses poursuites contre des magazines

LE MONDE | 22.10.04 | 13h28

Le tribunal de commerce de Paris a débouté la SNCF de ses poursuites contre un fournisseur de bombes de peinture et trois magazines spécialisés dans les graffitis, dans un jugement du 15 octobre rendu public jeudi 21 octobre. Graff It !, Graff Bombz et Mix Grill avaient reproduit des photographies de wagons tagués. La société Polymex International, elle, avait fait figurer sur un dépliant publicitaire des wagons de train dont un couvert de tags.

La SNCF avait assigné ces parties en justice en décembre 2003, estimant que la publication de photos de wagons tagués "incite d'autres taggers à s'en prendre à son matériel" (Le Monde du 23 décembre 2003). Elle réclamait 150 000 euros de dommages-intérêts aux trois magazines et 100 000 euros à Polymex International.

La compagnie s'appuyait sur l'article 544 du code civil sur le droit de propriété, arguant d'une jurisprudence du 7 mai 2004 sur le droit à l'image selon laquelle "le propriétaire d'une chose ne dispose pas d'un droit exclusif sur l'image de celle-ci ; il peut toutefois s'opposer à l'utilisation de cette image par un tiers lorsqu'elle lui cause un trouble anormal". Dans son jugement, le tribunal a estimé que cet article du code civil ne s'appliquait pas. Il a noté que c'est la loi de 1881 sur la presse qui a pour objet de sanctionner les éventuels abus dans ce domaine.

Concernant la société Polymex International, le tribunal a jugé "qu'il n'est pas prouvé que le wagon ancien reproduit sur le dépliant litigieux appartienne à la SNCF".

||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||

> http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_cu ... bntgy.html

La SNCF perd son procès contre trois magazines de "graff"

21/10 17:54 La SNCF a perdu son procès contre trois magazines du "mouvement graff" qui avaient reproduit des photographies de wagons tagués, un jugement dont la Ligue des droits de l'homme s'est félicitée jeudi au nom de la liberté d'expression.

Il s'agissait de la première affaire de ce genre en France.

La SNCF avait poursuivi devant le tribunal de commerce de Paris les trois publications et un fournisseur de bombes de peinture qui avait fait figurer sur un dépliant publicitaire "en arrière plan, des wagons de la SNCF dont l'un est couvert de tags".

Elle estimait que la publication de ces photos "incite d'autres taggers à s'en prendre à son matériel".

Elle réclamait 150.000 euros de dommages-intérêts à Graff It, Graff Bombz et Mix Grill ainsi qu'à la société Polymex International.

Elle fondait sa demande sur l'article 544 du code civil sur le droit de propriété, arguant d'une jurisprudence récente selon laquelle le propriétaire d'un bien peut s'opposer à l'utilisation de l'image de celui-ci par un tiers "lorsqu'elle lui cause un trouble anormal".

Dans son jugement rendu le 15 octobre, le tribunal a estimé que les dispositions de l'article 544 du code civil ne s'appliquent pas puisqu'elles ne concernent que l'utilisation de l'image et que dans cette affaire "textes et images sont indissociables".

Il a en revanche souligné que c'est la loi de 1881 sur la presse qui a pour objet de sanctionner les éventuels abus dans ce domaine.

La SNCF a également été déboutée de ses poursuites contre Polymex international au motif qu'"il n'est nullement prouvé que le dépliant litigieux soit la cause des tags sur le matériel de la SNCF, comme il n'est pas prouvé que le wagon litigieux appartienne à la SNCF".

Cette décision est "une leçon de droit pour la SNCF. La société a essayé de contourner la loi sur la presse, qui est très protectrice de la liberté d'expression, en se fondant sur le droit à l'image des biens", a déclaré à l'AFP l'avocate de Graff Bombz, Me Agnès Tricoire.

"Cette décision permet aux photographes et aux journalistes de continuer à faire le travail. La SNCF est la seule compagnie ferroviaire au monde à tenter de faire interdire la publication d'images de son matériel qu'elle considère comme dégradé", a estimé Eric Fournet, le directeur de Graff Bombz, qui tire à 25.000 exemplaires.

La Ligue des droits de l'homme s'est pour pour sa part félicitée que "la SNCF n'ait pas réussi à museler la liberté d'expression", dans un communiqué.

Elle a dénoncé "les interprétations abusives et extensives du droit à l'image, surtout des biens, quand il sert de fondement à une demande de censure parfaitement illégitime".

La SNCF "qui n'a pas encore connaissance de la teneur complète de la décision, réserve sa position, notamment sur un éventuel appel", a enfin indiqué une porte-parole de la société.
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Postby g » October 30th, 2004, 9:57 am

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> http://www.lexpress.mu/display_article. ... s_id=28646

Jubilé d’argent pour le 1er tube rap

Rapper’s Delight signait, il y a 25 ans, l’acte de naissance du mouvement rap. Pourtant, ce titre, interprété par The Surgarhill Gang, n’a pas obtenu de succès à sa sortie. «C’est un groupe pré-fabriqué,» s’exclament les puristes. Aujourd’hui, ces mêmes critiques s’accordent à reconnaître la valeur historique de Rapper’s Delight. A vrai dire, c’est le second titre rap à sortir, le premier étant King Tim III (Personality Jock) de The Fatback Band. Mais Rapper’s Delight est le 1er disque de rap à trouver un large public et à entrer, en 1979, dans le Billboard R&B et Disco Chart.

Rapper’s Delights est construit sur un sample de Good Times, un hit de Chic, avec les voix du trio Wonder Mike, Big Bank Hank et Master Gee. Ils ont été découverts alors qu’ils rappaient dans une pizzeria. Rapper’s Delight s’est vendu, à ce jour, à huit millions d’exemplaires dans le monde entier.

Selon Jacqueline Springer, experte en musique noire pour la BBC, Rapper’s Delight est important car c’est le premier titre rap à obtenir un succès commercial. «C’était un signal fort au grand public et la société blanche américaine. Ce signal disait : ce mouvement existe. C’était un très bon tube. Aujourd’hui, la radio est formattée mais en 1979, ce titre faisait 16 minutes et il était joué en entier» Elle poursuit : «Rapper’s Delight sample un titre disco. C’est l’ADN des débuts du rap. Aujourd’hui, le public aime que le rap soit plus frénétique mais Rapper’s Delight s’est avéré très dansant.» Angus Batey, journaliste expert en hip-hop, estime que Rapper’s Delight n’a pas été perçu, à sa sortie, comme étant représentatif de cette nouvelle scène hip-hop par les puristes. Mais le succès du disque hors des frontières de New York démontre que le public allait rapidement adopter cette forme musicale. «A long terme, Rapper’s Delight est apparu comme un classique. C’est un élément crucial, un pilier du rap qui sonne toujours bien aujourd’hui. Je pense que ce titre n’a pas pris une ride.»

Cependant, au moment où Rapper’s Delight trouve le chemin des charts, cela faisait plus de cinq ans que la culture hip-hop se construisait dans l’underground. Les jeunes du Bronx découvrent cette nouvelle culture dans des “block parties”.

Là, des Djs de légende se retrouvent aux platines : Kool Herc, Afrika Bambaataa et Grandmaster Flash. Leurs sons : un remix des succès soul, funk, disco et de rock du moment. C’est au Jamaïcain Herc que l’on doit les breakbeats qui font tous les titres de rap. Il a compris que les danseurs aimaient ces beats et il décide de les répéter sur une deuxième platine.

Il enchaîne ces beats entre deux platines, créant ainsi un mouvement rythmique, potentiellement illimité. Ce parti pris rythmique exige une forme de danse très athlétique, connue comme le breakdance, exécutée par les break-boys ou les B-Boys. On doit à Afrika Bambaataa, l’ouverture du champ hip-hop aux influences de la musique électronique et du rock.

Le mouvement intègre, très vite, le graffiti, autre forme artistique apparue à New York dans les années 70. La scène hip-hop continue son évolution. Grandmaster Flash introduit l’art du scratch tandis que Grand Wizard Theodore popularise le mixage.
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