REVUE DE PRESSE [ french ]

Share good links, discuss about graffiti.

Postby g » January 16th, 2005, 11:31 am

une spéciale brève pour JACE

" bon maintenant faut arrêter de faire des tags sur les rochers ! " :lol:

> http://www.clicanoo.com/articles/article.asp?id=93139

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Des tags dans la plaine des Sables


Ceux qui n’ont pas hésité, dans la nuit de mercredi à jeudi, à peindre des tags sur les murs de soutènement de la descente de la plaine des Sables ont sans doute la vue un peu courte. Le projet d’aménagement éco-touristique du volcan présenté par l’ONF vise bien à valoriser le piton de la Fournaise qu’il n’a jamais été question de “privatiser” comme ils accusent incompréhensiblement.



“Volcan libre et gratuit pour tous” ou “Non à la privatisation du volcan” … Parmi les déjà nombreuses missions émanant à l’ONF, il est une qu’il ne faudra dorénavant pas omettre de préciser : le nettoyage de tags. Un travail courant dans les communes du littoral, mais moins fréquent à 2 200 mètres d’altitude sur le massif d’un volcan en activité. De mémoire de forestier, on n’avait jamais vu ça.
Pour Michel Sicre, qui travaille depuis vingt-cinq ans sur le piton de la Fournaise et concepteur du schéma d’interprétation du massif (nos éditions de mercredi et vendredi), il s’agit de réactions regrettables “se focalisant sur une hypothèse qui, loin d’un couperet, demandera des mois, voire des années de discussion avant d’être appliquée”. Et d’ajouter : “En tant que gestionnaires du site, il est de notre devoir de poser les questions et d’envisager des aménagements avant qu’il ne soit trop dégradé”.
Et ces dégradations seraient déjà bien visibles à ses yeux. Et de citer le recul de la végétation devant la pression croissante des visiteurs. Des traumatismes “irréversibles”, qu’il a notamment déjà observés dans les grands parcs américains type Grand Canyon ou, plus proche de nous, à la pointe du Raz, en Bretagne, où la voiture et des aménagements lourds ont pris le pas sur la nature, avant qu’un mouvement inverse soit initié par les aménageurs, assez récemment. “Il y a des seuils de saturation à ne pas dépasser”, prévient le chargé de mission à la cellule éco-tourisme de l’ONF. “On peut très bien opter pour un agrandissement du parking de 300 à 1 000 places, puis à 2 000 places dans dix ans. Mais si on fait le choix du tout auto, il faudra aussi accepter de causer des traumatismes irrémédiables à la nature”, prévient le forestier qu’on ne peut soupçonner d’être un technocrate éloigné des réalités.

L’heure des choix

Autant de questions qui seront posées dans une étude sur l’interprétation de la route du volcan, qui abordera également l’aspect fonctionnel de l’axe, en janvier. “L’objectif n’est pas de privatiser le volcan, mais bien de permettre l’accès à tous et au moindre coût, tout en greffant des produits marchands créateurs de richesses”, souligne le directeur régional de l’ONF, Jacques Trouvilliez. En rappelant qu’à l’issue de l’étude, une phase de concertation débutera, suivie d’une période de transition. Dans l’hypothèse de la mise en place de navettes, ce dernier précise que leur entrée en service pourrait, par exemple, se faire dans un premier temps en période d’éruption et donc de forte affluence uniquement, avant d’envisager sa pérennisation.
Et d’ajouter : “Bien sûr que ces tags me font mal au cœur, nous nous sommes peut-être mal expliqués. Mais en contrepartie, cela prouve que les Réunionnais sont très attachés à leur volcan”.
D’ailleurs, à deux associations liées à la montagne qui s’inquiétaient hier de cette annonce, l’ONF a aussitôt lancé une invitation à rejoindre le comité de réflexion qui s’est mis en place avec la mission du Parc des Hauts. Mieux vaut des discussions entre gens réellement animés par une même passion que des procès d’intention.
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Postby eko » January 31st, 2005, 10:52 am

http://www.liberation.fr/page.php?Article=271911

Karim Boukercha, journaliste, publie un livre consacré aux artistes grapheurs parisiens et à leurs héros:
«Le personnage, valeur ajoutée du graffiti»


Par Stéphanie BINET


lundi 31 janvier 2005 (Liberation - 06:00)



Etalé sur les murs de nos villes et les transports en commun, le graffiti est un mouvement artistique méconnu du grand public. Quelques livres viennent de sortir sur le sujet, dont Paris Characters, consacré aux graffiti-artistes parisiens et à leurs personnages. L'auteur, Karim Boukercha, journaliste spécialisé dans cet art de rue, en est à son deuxième ouvrage, autoédité, à la manière de ces rappeurs qui, au début de leur carrière, autoproduisaient leurs disques.

Qu'est-ce que les livres peuvent apporter au mouvement graffiti ?

Il y a de plus en plus de tagueurs, mais l'artisanat se perd. La nouvelle génération tague plus, mais plus mal. Avant, même les vandales avaient un style. Il y avait ce côté «je tague partout» mais ça restait plaisant à regarder. Un livre est un objet avec un certain prestige. Ça légitime le graffiti. Mais ce n'est pour cela que je l'ai fait. J'espère pouvoir aider les graffiti-artistes à connaître leur propre culture.

Pourquoi un livre uniquement sur les artistes parisiens ?

Il y a trop de livres généralistes. Capital ou Paris-Tonkar... Ce sont des catalogues de photos d'oeuvres de plein d'artistes sans thème, sans hiérarchie. Un livre comme Planète Graffiti (lire ci-contre) est selon moi bon pour la poubelle, prenant des peintures de toutes les époques, de tous les styles, de tous les pays, et les posant les unes à côté des autres sans explications. Les fanzines ont fait ça pendant des années, mais s'adressaient à un millier de passionnés. Sans beaucoup de recul. Aujourd'hui, il faut une autre ambition. Un bon livre devrait permettre de réunir les classiques d'époques différentes, alors qu'ils étaient éparpillés dans des fanzines. Et beaucoup de graffitis ont disparu. Si, par exemple, on n'a pas acheté Paris-Tonkar en 1991, on ne peut plus voir d'oeuvres des PCP. Les livres permettent de transmettre les traces du passé, d'archiver ce mouvement, de le replacer dans les débats du moment.

Vous publiez ces livres pour restituer son histoire au graffiti ?

Dans Paris-Tonkar, s'il y avait dix photos du collectif EC, il n'y avait qu'une seule image des 93 NTM, alors que pourtant ils cartonnaient les murs de Paris. Ces livres n'ont pas une démarche d'auteur : ils se font surtout en fonction du nombre de photos en possession de l'auteur. Cela risque de déformer la réalité et quand il n'y a qu'un livre qui est publié tous les dix ans forcément, c'est celui-là qui fait référence.

Pourquoi s'intéresser aux personnages du graffiti ?

Les personnages sont intéressants parce qu'ils sont à la frontière de la peinture dite «normale» et du graffiti. Le graffiti consiste à peindre des lettres à la bombe de peinture, et les personnages, surtout à l'origine, sont accessoires. Mais certains graffiteurs ont pourtant axé leur travail sur les personnages. Le personnage est presque une valeur ajoutée du graffiti, c'est sa décoration. Mais c'est plus universel car les passants peuvent s'y retrouver, s'y reconnaître, ce qui n'est pas toujours le cas avec les lettres.

Vous travaillez essentiellement à partir d'entretiens...

J'ai rencontré les artistes pour les amener à parler de leurs intentions, de leur évolution, et surtout de leurs points forts. Je prends des photos de graffs à Paris depuis l'âge de 13-14 ans. Je regardais souvent les mecs peindre sur les terrains, je les écoutais parler. C'est ce qui a fait ma culture. J'ai toujours voulu être un bon observateur plutôt qu'un mauvais acteur. J'ai pas mal de photos dans mes archives personnelles. Mais, à la suite des entretiens, les artistes m'ont ouvert les leurs, ce qui a permis de retracer l'évolution de leur travail. Pour certains artistes, il y a déjà de grands classiques, et je voulais qu'ils m'expliquent eux-mêmes leurs oeuvres, sans imposer ma vision. Ou alors que des graffiti-artistes m'expliquent les oeuvres des autres. Ces réflexions font avancer.

Pourquoi ne pas parler du mouvement «postgraffiti», le plus en vogue actuellement ?

Ce serait démagogique. Je le connais très mal, et je veux déjà pouvoir parler de ce que je connais bien. A force d'élargir les sujets, on dilue les informations et les connaissances.
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Postby JACE » January 31st, 2005, 12:25 pm

:D :D :D G !
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Postby HAO » February 5th, 2005, 7:10 pm

Réel amoureux du graffiti ou Récupération ?

"Counter Strike - Un tag entre deux tirs" :
http://www.liberation.fr/page.php?Article=273043&AG

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Postby DuBwIsE !!! » February 14th, 2005, 8:53 pm

http://archquo.nouvelobs.com/cgi/articles?ad=societe/20050123.FAP9223.html&host=http://permanent.nouvelobs.com/

- L'INSOLITE DU JOUR:

Dites-le avec une bombe...
NEW YORK (AP) -- La police new-yorkaise vient d'interpeller un homme accusé d'avoir peint des graffiti sur les murs de restaurants dont l'accueil, la carte ou le service n'étaient pas à son goût.
Après avoir échappé à la police pendant six mois, Miguel Camacho, 29 ans, a été pris en flagrant délit alors qu'il était en train de «tagger» la devanture d'un restaurant. Une soixantaine de cas semblables lui sont imputés.
Tous les restaurants qui n'ont pas eu l'heur de plaire à Miguel Camacho ont eu droit à un magnifique «VAMP», sa marque de fabrique, a expliqué Thomas Conforti de la police de New York.
Camacho s'en est ainsi pris à une pizzeria du Queens, mauvaise à son goût, et à un restaurant chinois, trop cher selon lui. Sur sa lancée, il a vandalisé quelques lampadaires et boîtes à lettres. Quand les policiers lui ont montré des photos des résultats de ses exactions, Camacho a demandé s'il pouvait en avoir des copies.
«Une demande que nous avons poliment décliné», a expliqué Thomas Conforti. AP
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Postby omega » February 14th, 2005, 9:20 pm

ahah

au moins il a de l'humours ce bonhomme ! :lol:

au fait qqun sait comment le mec fait pour poser un tel spray dans le jeu ? ( post de hao au dessu ) j'ai lu l'interview mais je c pas comment qu'il fait le Mister ....



tkx !
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Postby g » February 17th, 2005, 9:14 am

> http://www.culture-buzz.com/le_top_des_ ... le228.html

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JLD, Super-héro du buzz
mercredi 16 février 2005 par Little Brother

De la pointe de son Posca, il signe un A comme Amour sur les trottoirs de la capitale avec une telle frénésie qu’il est difficile pour le piéton d’échapper à son message d’espoir. Artiste de rue, philantrope acharné, tagueur pacifique ou clône d’Amélie Poulain ? Qui est ce super-héro urbain qui se masque derrière les cinq lettres du buzz "A-M-O-U-R", définitivement inscrit au Panthéon de la culture urbaine parisienne ?

"On ne peut pas attendre que les choses viennent d’en haut. En peignant Amour sur le sol, j’ai le sentiment d’être utile d’en bas, d’oeuvrer pour l’amour et la paix entre les gens"

Culturebuzz : Ton parcours ?


JLD : J’ai travaillé de 1972 à 1990 comme peintre de lettres et artiste du trompe l’oeil : à l’époque, je gagnais très bien ma vie en réalisant des inscriptions publiques et des peintures publicitaires sur des pans de murs allant de vingt...jusqu’à cents mètres carrés ! Mais avec l’apparition de l’ordinateur en 1985 d’autres procédés techniques sont apparus et aujourd’hui, avec le numérique, le métier s’est complètement perdu. Malgré tout, je continue de peindre des inscriptions publiques Amour au Posca dans la rue. Je participe aussi activement à la scène Slam parisienne.

Culturebuzz : Depuis quand diffuses-tu ton message Amour et comment t’organises-tu pour en peindre autant ?

JLD : J’ai commencé à taguer le mot Amour comme une suggestion d’attitude après le 11 septembre 2001. Je me fixe un quota minimal obligatoire par jour et après c’est selon les circonstances : il m’est déjà arrivé d’en peindre 300 en une nuit, par exemple. D’autres part, je forme des bénévoles à écrire le mot Amour selon mes instructions, pour que le message soit diffusé au maximum.

Culturebuzz : Quel sens donnes-tu à ta démarche ?

JLD : Je me considère comme un moine qui oeuvre pour la paix. En diffusant ce message simple et universel sur mon parcours au quotidien, je transmets des rappels pour l’établissement de la paix. On ne peut pas attendre que les choses viennent d’en haut ou de perdre son temps à savoir qui a raison ou tort, en politique. Par mon action civique, même d’en bas, je suis utile pour la société.

Culturebuzz : Taguer sur la voie publique n’est-il pas un acte répréhensible par la loi ?

JLD : Je ne tague qu’à l’horizontale, par terre et avec humilité. Il n’y a pas d’agression ni atteinte à la propriété privée, puisque j’inscris le mot Amour au sol avec une peinture effaçable qui reste éphémère sous les pas des piétons. Je ne suis pas hors-la-loi si je me réfère à l’article 322-1, 322-2 et 322-3 du code pénal sur la dégradation de biens publics. Un citoyen qui jette son chewing-gum dans la rue fait plus de dégâts que moi, à terme. Je tague sur les murs ou les vitres de café - à la verticale - que si le propriétaire des lieux m’en fait la demande.

Culturebuzz : N’as-tu pas peur d’être récupéré commercialement par une marque ?

JLD : Le tag Amour que je diffuse est déposé à L’INPI, même si j’ai déjà pu voir de la récupération ici et là... J’ai bien sûr été victime de proposition commerciale pour inscrire Amour sur des T-Shirts ou des sacs, en passant par la petite culotte...Mais j’ai refusé. Il est hors de question de faire de l’argent avec ça, car le concept et la démarche qui se cache derrière le mot Amour, c’est le don de soi. Lors d’une scène Slam, pour anecdote, une star du Hip Hop m’a demandé de lui taguer Amour sur le bras pour se le faire tatouer ensuite, dès le lendemain. C’est dingue, les gens deviennent porteurs d’un concept qui ne leur appartient même pas !

Culturebuzz : Justement, la culture du Slam, c’est quoi au juste ?

JLD : Le slam, c’est l’art oratoire de prendre la parole en public. Chaque citoyen peut monter sur scène et s’exprimer. C’est la base d’une réelle démocratie, selon moi. Si t’es crédible, tu reçois des fleurs, sinon, tu te prends des tomates. C’est comme ça que la politique devrait être.

Culturebuzz : Tes projets ?

JLD : Je réalise des portraits 12x12cm de ceux qui prennent la parole aux sessions slam que je tire ensuite en exemplaire unique. Pour un prix démocratique (20 Euros) je propose un art authentique qui s’expose partout où je vais. Tu vois, il me suffit d’un peu de patafixe et voilà les oeuvres s’exposent sur le mur du café : c’est plus agréable et tout le monde en profite. C’est dans les petites choses qu’on fait avancer les grandes choses. Je souhaite aussi réunir une cinquantaine de bénévoles pour m’aider à enlever les milliers de chewing-gums collés sur le macadam, comme ça je pourrais taguer Amour sur des trottoirs sans aspérités. J’aimerais montrer aux politiciens d’en haut qu’il est possible de mobiliser et de sensibiliser les gens d’en bas sur des petits problèmes civiques.

Culturebuzz : Ton objet buzz ?


JLD : Mon marqueur blanc.

Culturebuzz : Tes cinq mots-clés buzz ?

JLD : Trinité, action, réalisation de soi, Amour, paix.
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Postby ROMEOCHARLIEFOXTROT » February 17th, 2005, 10:33 pm

g wrote:> Des scouts interpellés pour des tags nazis dans l'Essonne

Evry (Essonne) de notre correspondante

L'association de scouts semblait sans histoire : 200 adhérents, un siège dans le village de Courson-Monteloup (Essonne)...

En même temps ça me dégoute en même temps je suis content d'apprendre que la police fait son travail sur ce terrain.

g wrote:Certains de ses membres possèdent un tatouage de leur rhésus sanguin sous l'aisselle gauche.

Pour info ce tatouage est le signe "discret" de l'appartenance à l'extrême droite dure, faisant référence aux SS auxquels on tatouait le rhésus sanguin , à priori pour les secours en cas d'accident, mais surtout en ce qui concerne les français engagés dans la SS (division Charlemagne) de ne pas changer de camp en cas de débandade sur le front russe.
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Postby zhine » February 19th, 2005, 11:08 pm

JLD : Je ne tague qu’à l’horizontale, par terre et avec humilité. Il n’y a pas d’agression ni atteinte à la propriété privée, puisque j’inscris le mot Amour au sol avec une peinture effaçable qui reste éphémère sous les pas des piétons. Je ne suis pas hors-la-loi si je me réfère à l’article 322-1, 322-2 et 322-3 du code pénal sur la dégradation de biens publics. Un citoyen qui jette son chewing-gum dans la rue fait plus de dégâts que moi, à terme. Je tague sur les murs ou les vitres de café - à la verticale - que si le propriétaire des lieux m’en fait la demande.

Faux, j'étais dans le métro et tout à coup un personnage ressemblant au père Noel a commencé a poser sur une vitre. J'étais sur le c.l ! Respect.


JLD : Le tag Amour que je diffuse est déposé à L’INPI, même si j’ai déjà pu voir de la récupération ici et là...

Tss, tss...Cela sent la piste de Ben qui bosse pour des campagnes de pub (banques). Comme dit Ben "Tout se vend".

C’est dingue, les gens deviennent porteurs d’un concept qui ne leur appartient même pas !

Tss x 10000 : L'Amour est éternel. (Un diamant aussi. Campagne pour un joaillier..)


JLD : Mon marqueur blanc.

A l'acide c'est plus explicite


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Respect. :wink:
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Postby g » March 7th, 2005, 5:28 pm

> http://www.regions.be/Rubriques/Bruxell ... 8015.shtml

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Mineurs et bistrots sous couvre-feu


Thuin ne veut pas devenir une zone de non-droit. Après 23 heures, les jeunes ne peuvent plus être dehors. Pareille décision a déjà porté ses fruits ailleurs.

D epuis quelques mois, Thuin n'est plus aussi calme et bucolique qu'autrefois. Ce n'est pas que la grande criminalité s'y est installée, les statistiques prouvent d'ailleurs le contraire, mais la petite délinquance, elle, est en augmentation. La Ville Haute, notamment, est régulièrement le théâtre de bagarres entre deux bandes rivales, issues du cru, qui s'adonnent également à divers « sports » comme le tag, la crevaison de pneus ou l'incendie de voitures. Il y a quelques jours, des équipes de police ont même dû intervenir pour calmer une expédition punitive montée par une famille après l'agression d'un des leurs à la sortie de l'école. Sans oublier le trafic de drogue.

Pour le bourgmestre Paul Furlan, il faut que cela cesse avant que Thuin ne devienne une zone de non-droit. Mercredi soir, il a réuni un conseil communal extraordinaire afin de proposer l'adoption d'une ordonnance de police de sécurité publique. Une mesure qui avait été préalablement discutée avec le Parquet et la police locale. Ce texte précise que, dorénavant, les mineurs de moins de 16 ans ne pourront plus circuler seuls sur la voie publique après 23 heures. Dans le cas contraire, les forces de l'ordre seront chargées de les ramener à leur domicile. Les débits de boissons et autres « night-shops » tombent également sous le coup d'un couvre-feu, à minuit en semaine et à 2 heures du matin le week-end. Des horaires négociés avec les cabaretiers. Enfin, les policiers reçoivent le droit de contrôler tout rassemblement d'individus. Bref, toute incivilité sera sanctionnée et poursuivie avec, à la clé, des peines alternatives.

Majorité et opposition ont approuvé le texte à l'unanimité. Reste à savoir maintenant si, dans cette zone rurale étendue, la police locale disposera de moyens suffisants. Enfin, il est également impossible de faire face à la déresponsabilisation parentale, pourtant primordiale.

Conscient que cette ordonnance pouvait être qualifiée de « sécuritaire », Paul Furlan a d'ores et déjà annoncé que la réflexion sur la prévention s'intensifierait. Des initiatives telles que la « semaine de la non-violence » ou la rencontre des jeunes meneurs sont programmées.


::
drôle d'assimilation... :shock:
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Postby afrotagger » March 7th, 2005, 9:38 pm

Juste comme ça, voici quelques informations sur la fameuse ville de Thuin...

Thuin est une ville belge (province du Hainaut), 14231 hab., sur la Sambre.
Capitale de la région qui l'entoure (la Thudinie), cette ville occupe un très joli site au confluent de la Sambre et de la Biesmelle. C'est aussi une capitale de la batellerie puisque bon nombre de bateaux y sont immatriculés et que c'est le lieu de retraite de bon nombre de bateliers quand ils cessent leurs activités. Thuin s'étageant sur plusieurs plateaux et sur plusieurs vallées.
Son beffroi (1639) figure au patrimoine mondial de l'UNESCO.
[Je ne citerai pas son histoire qui tient en un maximum de 15 lignes.... Si elle vous intéresse vraiment, ce dont je ne doute pas un instant, voyez sur le site en lien en dessous...]

http://en.wikipedia.org/wiki/Thuin

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Voilà voilà, jsute pour que vous vous rendiez compte de l'incroyable importance du graffiti dans la surpeuplée ville de Thuin(...) qui va bientôt faire passer Charleroi et son Urban Dream pour un festival de toyz............. :wink: :wink: :wink:
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Postby g » March 9th, 2005, 9:23 am

> http://hermaphrodite.fr/article739

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Entretien avec Karim Boukercha
WILD WAR : graffiti, hip hop et arts de rue enfin réunis dans un magazine de qualité

par Philippe Krebs

- Hermaphrodite : Quelle est ton rôle dans WILD WAR, ce petit magazine stylé, au format à l’italienne, sur papier glacé ?
Karim Boukercha : - J’en suis le rédacteur en chef et le fondateur (avec un ami). On a sorti le premier numéro en Mai 2004. Il sort tous les deux mois depuis...

-WILD WAR , c’est quoi ? Et pourquoi ce titre de "Guerre sauvage" ?
WILD WAR , c’est un magazine de graffiti, bimestriel, vendu 4,90 euros dans tous les kiosques de France. Tu peux y retrouver des entretiens de fond avec bon nombre d’acteurs de ce milieu, des graffitis de toutes les époques, des inédits, des nouvelles... Le titre a été trouvé par un ami, il avait déjà servi pour mon premier livre, dans lequel je faisais s’affronter des peintres dans différentes épreuves. « Guerre sauvage », pour l’affrontement stylistique. « WILD WAR » rappelait aussi deux grands classiques du graffiti, les films « Wild Style », et « Style Wars ». Je n’ai pas eu de coup de foudre pour ce titre, il fallait en trouver un, mais il ne me fait pas honte. J’arrive même à bien l’aimer parce que j’aime « mon » magazine. (Rire)

- Sur la couverture de janvier 2005 (numéro 3), on voit un clochard couché dans le métro, la tête en arrière, en train de dormir, vraisemblablement ivre mort. Ses habits ont été tagués... Est-ce vraiment représentatif l’esprit du tag ?
Non, pas forcément, c’est assez rare que des choses comme celle-là arrivent. Mais dans un sens, c’est vraiment dans l’esprit de certains qui pratiquent un graffiti illégal, qui font des choses pour qu’elles soient vues et fassent parler, voire choquer. Pour le coup, le sdf taggué, ça ne laisse forcement pas indiffèrent. Dans d’autres secteurs, on pourrait appeler ça « un coup ». J’aimais bien le symbole de l’individu qui se réapproprie sauvagement « l’habit », et le côté cruel que ça inspire quand on voit la photo. C’est assez rare d’être choqué aujourd’hui, encore plus par une image, qui, au bout de deux minutes de réflexion, vous fait dire que ça n’est que de la peinture, voire une blague de potache. Ou bien peut-être est-ce un acte limite « politique », voulu... Bref pleins de chose viennent en tête à la vision de cette image.

- Vous avez été en procès avec la SNCF pour avoir publié des photos de trains qui étaient graffés. Quelles ont été les conclusions et les suites du procès ?

WILD WAR n’a pas été mis en cause dans les procès avec la SNCF, mais d’autres du même style oui. La Sncf, après environ deux ans de procédure, a perdu, mais vient de faire appel. À suivre donc...

- Contrairement au rap et à la danse, le graf semble être le parent pauvre du hip hop, le seul enfant à ne pas ramener d’argent au foyer - en plus de son illégalité et des amendes plus que dissuasives. comment expliques-tu qu’il y ait tant de graffeurs ?
On peut résumer ça en deux mots je pense, passion et expression. Des gens qui sont tombés amoureux d’une discipline, et qui, comme tout amoureux qui se respecte, ont oublié de se demander si ce qu’ils aiment est « rentable ». Ce qui est bien, c’est que le graffiti est quelque part protégé de fait, dans le sens où il n’a pas vraiment le côté « entertainment » qu’ont le rap ou la danse, et donc tous les profits possibles qui vont avec.

- Qui est ce graffeur génial, Azyle, qui a réussi à taguer un avion d’Air France ? Son style est vraiment unique, avec des arrondis et une énergie géniale !
Azyle est l’un des protagonistes les plus importants du métro parisien (support prestigieux dans ce domaine), qui ne fait que des tags. Il répète à l’infini son pseudonyme depuis le début des années 90. Rares sont ceux à avoir traversé les époques dans ce domaine. Rares aussi ceux qui ont poussé leur discipline aussi loin dans le concept


- Quel graffeur t’impressionne le plus ?
Mettre un, deux, ou trois noms en avant serait forcément maladroit, alors je dirais ceux qui dans leur domaine arrivent à se réinventer. Et ceux qui amènent du neuf à leur discipline sans en oublier les codes.

- Qu’est-ce qui nuit le plus au graffiti aujourd’hui ?
Peut-être qu’il a parfois du mal à se réinventer, ou bien quand il se réinvente, il le fait en oubliant ce qui en faisait le charme, ou il dérive vers des choses qui ne ressemblent plus au graffiti. En même temps, c’est la vie, si le graf doit mourir, ou changer de face, il le fera.


- Où peut-on trouver WILD WAR ? Et pourquoi il faut l’acheter ?
On peut trouver WILD WAR en kiosques dans pratiquement toute la France. Il faut l’acheter parce que je pense que c’est un bon magazine, fait avec le cœur, et qui, accessoirement, permet de faire vivre notre autre journal Tant Pis Pour Vous. (Personne ne touche d’argent de WILD WAR , hormis notre graphiste). Pour le néophyte, il pourra découvrir un univers que j’espère passionnant, des peintres beaucoup moins « simples » et caricaturaux qu’on pourrait le croire au premier abord. Des états d’âme, des aventures, tout un artisanat...
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Postby DuBwIsE !!! » March 17th, 2005, 1:10 pm

http://www.leparisien.com/home/info/faitjour/article.htm?articleid=246004205

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DELINQUANCE. Les tags, un fléau qui coûte de plus en plus cher
Pour la première fois, les RG analysent le phénomène des tags, en constante augmentation. Selon leur rapport, les graffitis contribuent à créer un climat d'insécurité et coûtent une fortune à la SNCF, aux communes et aux particuliers.




ILS SE SONT attaqués au Concorde, plus récemment à l'Eurostar et parfois aux véhicules de police. Dans une logique de défi entre groupes, ils réalisent des « wholecars », opération qui consiste à bomber entièrement une rame de métro en plein jour sous le regard médusé, voire traumatisé, des voyageurs. Le tout étant filmé par des jeunes encagoulés.
Pour la première fois, la Direction centrale des renseignements généraux (DCRG) a tenté d'analyser le phénomène des tags, graffs et graffitis. Dans une étude rendue fin février à Dominique de Villepin, ministre de l'Intérieur, les policiers constatent que ce phénomène, apparu à la fin des années 1980, est en constante augmentation et qu'il contribue à créer un climat d'insécurité. « Ce rapport entre dans la politique générale du ministère de l'Intérieur visant à identifier les atteintes aux personnes, note l'entourage du ministre. Le même type de travail, déjà effectué sur les bandes, est en cours sur les violences faites aux femmes et aux enfants. »

Des produits tenaces.
En préambule, les RG opèrent une distinction entre tags, graffs et graffitis, qui recouvrent des réalités différentes . A l'intérieur même du milieu des tagueurs, la distinction est faite entre vandales et « artistes ». Certains indicateurs inquiètent particulièrement les policiers : les tagueurs utilisent des marqueurs de plus en plus tenaces, employant parfois des matières corrosives. Pour éviter l'effacement de leurs « oeuvres », ils s'arment de bougies d'allumage de voitures, de pointes pour découper le verre qui permettent de graver les vitres des trains. Sans compter les acides spéciaux importés de l'étranger !

Une facture colossale pour la SNCF.
Outre l'insécurité qu'il génère, ce phénomène représente un coût colossal pour les principales cibles des tagueurs, la RATP et la SNCF. En effet, les trains sont très prisés, car ils permettent de « véhiculer » les graffitis. Le rapport des RG estime à 500 millions d'euros la facture acquittée par la SNCF en 2001 pour ce type de vandalisme. Un chiffre qui englobe le nettoyage, mais aussi les pertes d'exploitation, frais de personnel... Marie-Christine Cottin, responsable de la mission propreté à la SNCF, concède, de son côté, un coût de 50 millions d'euros par an, incluant notamment le travail de prévention (pose de fils antitags...). La RATP débourse, elle, chaque année 14 millions d'euros pour nettoyer les rames.

Des graffitis à caractère raciste ou antisémite.
Selon les RG, les graffitis contribuent à la dégradation de l'environnement (cages d'escalier...) et renforcent le sentiment d'insécurité et d'abandon social. Les policiers se sont livrés à un florilège typologique, illustrant ce type de violence sur l'ensemble du territoire. Ils ont relevé les graffitis anti-institutionnels, comme à Cergy-Pontoise (« Nique la police ») ou en Côte-d'Or (« Procureur à mort »). Autre « tendance » : les tags antifrançais, comme à Sartrouville (« On va te faire la fête, sale Blanc ») ou Romans (« Après le ramadan, on aura vos sacs »). Certains graffitis relèvent de l'islam radical, comme à Mâcon (« L'islam va conquérir le monde ») ou Amiens (« Vive les musulmans, nique les Blancs »). « Tout cela entretient le malaise et les problèmes identitaires, surtout dans les quartiers sensibles », commente un haut fonctionnaire. Au lendemain des attentats du 11 septembre, les graffitis antiaméricains ont fleuri dans les cités (« Vive Ben Laden, nique les USA »). D'autres textes visent les élus israéliens (« Sharon = SS ») ou la communauté juive. Une part significative des graffitis cible également la population arabe, notamment à Metz (« Du napalm pour les imams ») ou au Havre (« Non à l'islam »). « C'est plus qu'un acte de simple délinquance, insiste un enquêteur. Il s'agit d'actes de violence à l'égard de certaines communautés. »

Quelle réponse ?
Les policiers relèvent la difficulté d'intervenir en flagrant délit, car les tagueurs opèrent souvent dans des lieux difficiles d'accès. Une tentative d'interpellation d'un jeune qui taguait un mur antibruit sur l'autoroute s'est terminée tragiquement par une noyade dans la Marne, en avril 2004. Cependant, les graffitis à caractère antisémite ou raciste, touchant notamment les lieux de cultes ou cimetières, constituent une priorité du ministère de l'Intérieur. Des moyens sophistiqués d'analyses chimiques des encres ont notamment été utilisés pour remonter jusqu'aux profanateurs de cimetières dans l'est de la France. Un dispositif qui devrait être développé dans tous les départements, où les capacités de police technique et scientifique sont encore jugées insuffisantes.

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... dans la série je melange tout ...
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Postby Kefli! » March 17th, 2005, 1:47 pm

Le même type de travail, déjà effectué sur les bandes, est en cours sur les violences faites aux femmes et aux enfants. »

tiens j'ai appris que le racisme est né dans les années 80 en meme temps que le graffiti ...
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Postby g » March 17th, 2005, 6:45 pm

et la suite du dossier alors ....

Des graffitis aux « oeuvres d'art »

LE RAPPORT des RG différencie graffitis, tags et graffs. Les premiers sont considérés comme une forme à part entière de violence urbaine. Il s'agit d'inscription sur les murs ou mobiliers urbains, parfois effectués avec des marqueurs indélébiles, qui se distinguent par leur caractère violent.
Ils visent des institutions, communautés ou personnes physiques. Les tags correspondent, eux, à l'inscription d'un nom ou d'une lettre stylisée : il s'agit de la signature de l'auteur ou de la bande à laquelle il appartient. C'est souvent un code illisible pour le profane. Enfin, les graffs constituent une forme plus stylisée, représentant des paysages, calligraphies ou personnages. Ils s'inscrivent davantage dans une logique artistique que de transgression sociale. « On retrouve dans ces groupes une éthique stricte, où il y a une volonté d'affirmer une identité propre, explique un spécialiste. De braver l'interdit sans que cela ait des conséquences sur l'organisation de la société. » Ces distinctions se retrouvent dans le profil des tagueurs : les auteurs de graffitis sont à 90 % des garçons, entre 15 et 19 ans, qui appartiennent à des catégories socioprofessionnelles défavorisées. Les auteurs de graffs sont plus âgés et ont des niveaux d'études beaucoup plus élevés (bac + 4 ou + 5).

C.D.
Le Parisien , jeudi 17 mars 2005

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La SNCF et la RATP contre-attaquent

COURANT ETE 2005, un procès hors norme va se dérouler à Versailles : celui d'une soixantaine de tagueurs soupçonnés d'avoir commis des dégradations estimées à 1,5 million d'euros, principalement dans les trains. « Une première mondiale », souligne un policier. L'enquête, menée par la brigade des chemins de fer (BCF), a en effet révélé l'existence d'un véritable réseau, implanté dans toute l'Europe (Belgique, Allemagne, Italie, Pologne...).
Une dizaine de bandes, qui se lançaient des défis dans différents pays, vont se retrouver à la barre du tribunal. Selon une source policière, une centaine de groupes très structurés séviraient actuellement en France. Cette audience est attendue avec impatience par la SNCF, qui a décidé de porter plainte systématiquement : « Une politique visant à montrer aux tagueurs qu'il n'y a pas d'impunité, d'autant que ces dégradations coûtent extrêmement cher, souligne Marie-Christine Cottin, responsable de la mission propreté. Le tag est le premier degré de la violence. Nous avons mené un sondage qui démontre que 92 % des Français considèrent les tags comme une dégradation de biens et de lieux ; 75 % d'entre eux assurent que cela crée de l'insécurité. » La SNCF a poursuivi récemment un vendeur de bombes de peinture, qui faisait la publicité de sa boutique avec des photos de voitures taguées...

Du film protecteur

Une autre audience se tiendra le 25 mars à Meaux (Seine-et-Marne) où comparaîtront quatre jeunes, surpris bombes à la main en train de taguer trois wagons en gare SNCF de Coulommiers. « Ces tags constituent une forme d'agression visuelle, souligne un enquêteur. De plus, les tagueurs se mettent en danger eux-mêmes. » Malgré la sécurisation de sites sensibles, ceux-ci sont prêts à tout pour pénétrer dans les hangars de la SNCF : plusieurs d'entre eux ont été blessés par électrocution. Un autre procès est particulièrement attendu : une demi-douzaine de jeunes vont être jugés pour avoir utilisé en région parisienne des tags réalisés avec un acide, importé du Mexique. L'arme judiciaire n'est pas la seule utilisée pour faire reculer le phénomène : plusieurs municipalités (Lille, Paris, Lyon...) disposent de brigades antitags. A Montpellier, la société Hexis s'apprête à équiper les rames de métro et du TER d'un revêtement antitags, composé d'une fine pellicule en PVC transparent. Un procédé homologué le 28 octobre dernier par la RATP après avoir subi une batterie de tests grandeur nature sur les lignes 3 et 4 ; 400 000 m 2 de films vont être livrés en 2005 à la RATP. La politique menée par certaines mairies consistant à « offrir » des murs aux tagueurs n'a jamais porté ses fruits, car elle les prive de l'essentiel : le plaisir de braver un interdit.

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Charles Rouquette 47 ANS ENSEIGNANT MONTGERON (91)
« C'est de l'incivisme, un manque total de respect d'autrui et des biens collectifs. Mais je ne suis pas pour infliger à ces vandales une amende ou de la prison. Il faudrait les obliger à nettoyer une rame entière de RER.
On dit que les tags sont une forme d'expression pour des jeunes de quartiers défavorisés. J'ai pourtant vu à l'action des ados qui n'avaient pas du tout l'air défavorisés ! »

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Pascal Méjard 20 ANS ETUDIANT SAINT-OUEN (93)
« Le graff est avant tout un art urbain. Il est donc normal que les graffeurs créent dans des lieux publics. Mais ceux qui taguent dans le métro sont de plus en plus des vandales qui ne font qu'inscrire des insultes. Ces dégradations restent tout de même de petits délits et font partie du paysage urbain. Et quand il s'agit de vrais dessins, je préfère largement ça aux affiches publicitaires ! »

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Elsa Boumendil 32 ANS SECRETAIRE DE DIRECTION SAINT-GRATIEN (95)
« Ces tags sont une vraie pollution visuelle. Ils me mettent mal à l'aise, j'ai l'impression de voyager dans un environnement sale. Je comprends que certaines personnes aient besoin d'exprimer leur mal-être, leurs revendications, de dénoncer des injustices. Mais les tagueurs n'ont pas choisi le bon moyen d'expression. Ils se mettent à dos les voyageurs et leur message ne passe pas. »
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Jean-Ch. Pellevoisin 34 ANS CHOMEUR BORDEAUX (33)
« J'ai l'impression qu'il y en a plus en région parisienne qu'en province. Mais je n'y prête plus attention. Ça fait partie du d
écor. Quand il s'agit d'insultes, je considère ces tags comme de la dégradation. Quand les dessins sont plutôt jolis, c'est sympa. En revanche, j'avoue que je n'y vois pas la révolte ni le cri de colère contre la société que beaucoup disent vouloir faire passer. »

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Louis Prunel 29 ANS RESPONSABLE MARKETING PARIS (XVII e )
« C'est un excellent moyen d'égayer les murs gris et tristes des gares ou des tunnels du RER et du métro. La SNCF et la RATP devraient organiser des contrôles de façon intelligente, proposer des concours avec des graffeurs et pourquoi pas faire voter les voyageurs. Mais les tags n'ont rien à faire dans les trains, qui ont leur propre design. C'est très angoissant pour les voyageurs. »

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« Le plaisir de faire quelque chose de risqué »
URLE, graffeur de 20 ans à Marne-la-Vallée

URLE, C'EST sa signature. A 20 ans, ce tagueur de Marne-la-Vallée ne revit qu'à la tombée de la nuit. Etudiant en arts plastiques dans une université parisienne, il prend tous les risques avec une bande de passionnés comme lui.
Son arme : les bombes de peinture. Beaucoup de policiers du secteur seraient prêts à tout pour l'épingler. Parmi ses supports préférés : la bonne vieille ligne de chemin de fer qui expose mieux que personne les oeuvres interdites au regard des voyageurs. Il a accepté de nous faire partager ses montées d'adrénaline. « J'ai commencé à taguer vers 16 ou 17 ans. L'influence des copains et aussi de mon frère qui aimait le graff. » Et puis, c'est aussi l'âge où on a envie de provoquer. « Je signe Urle à cause des lettres qui me plaisent, explique le jeune homme, mais aussi en signe de résistance. » Résistance, le mot est lâché. « Taguer, c'est faire une démonstration de ce qu'on peut réaliser en quatrième vitesse. C'est mieux d'être en groupe. On partage le stress et ça crée des liens. » Urle reprend sa respiration : « T'es concentré sur ton truc, mais tu écoutes en même temps et tu sais où courir en cas de besoin. »

Une façon de se défouler

Car il faut bien le reconnaître, tagueurs et policiers jouent au chat et à la souris. « Si on ne courait aucun risque, je ne sais pas si on le ferait. Une année, mes parents sont venus me chercher au commissariat. Ensuite, je les ai emmenés sur les sites pour qu'ils comprennent ce que tout ça représente pour moi. Et puis, j'ai changé de signature, bien sûr. » Des soirées destinées à se défouler, comme d'autres vont danser en boîte ou courir un marathon. « Ça se décide à l'arraché, souligne Urle. On prend notre vélo et on file faire quelque chose d'un peu dangereux. Comme de l'escalade. Et tu n'existes que parce que tu as réussi...
L'objectif : aller au-delà de ses limites en faisant de son mieux en un minimum de temps. C'est un autre monde. » Un monde dans lequel on recherche aussi la reconnaissance de ses pairs. « Les graffeurs constituent une petite société de gens connus et respectés par toute une génération, explique fièrement le jeune homme. Dans le coin, il y a des grosses pointures : les NT, Rove, Shaw ou encore Wisk ont un style qui accroche bien. Ils sont super-présents partout. Le but étant de se faire connaître, eux, ils ont réussi », souffle-t-il admiratif.
Ses supports préférés : les murs qui n'appartiennent à personne comme ceux des friches industrielles. « L'idéal, c'est un bon vieux mur antibruit d'autoroute, souligne-t-il les yeux brillants. Mais attention ! Il faut être très rapide, car on n'est jamais à la merci d'une patrouille de police ou d'un témoin gênant. » Urle aime aussi les lignes de train. « J'ai une préférence pour la ligne A du RER. Ses poteaux, ses murs, tout ce que les voyageurs voient bien. Et là, en plus, tu as tout ton temps. Et quand tu repars, tu dis : ouais... ce qu'il est beau ! » Mais attention, Urle se refuse à taguer les rames de trains. « C'est vachement risqué. Je connais des mecs qui remboursent leurs dégâts depuis des années. »
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Postby PSKTX » March 18th, 2005, 12:53 pm

g wrote:Image


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Postby DuBwIsE !!! » March 19th, 2005, 2:02 pm

... "et la suite du dossier alors .... " ----> faut bien que je te laisse un peu de boulo quand même ...
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Postby alexone » March 19th, 2005, 2:08 pm

moi j'aime les reponses du micro trottoir qui se ressemblent, avec des mots que l'on retrouve... mais qui ne fait pas tres discution de tout les jours ! enfin c'est beau... et c'est fou ..;car tout les sujets de l'actualité sont aussi mal traité que celui ci ...ca me fait toujours peur!! ... ca ne vous dirait pas un peu de parler des destructions de dossiers des impots ;-))))
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Postby DuBwIsE !!! » March 19th, 2005, 2:20 pm

... pffff tant qu'on a les jeux en 2012 ! :lol: ...
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Postby alexone » March 19th, 2005, 2:27 pm

oui c'est vrai !!!
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