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Postby just » March 27th, 2009, 1:04 pm

Following Text by Michaela Jordan (via Mail).
German Version found here.

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On Saturday, the 21st of March, Adidas launched the “Urban Art Guide,”
an iPhone application that shows a map with street art “hot spots” in
Berlin. To celebrate the project launch and the 60th anniversary of the
company, they wanted to hide 60 pairs of sneakers at 60 of the hot spots.

The whole thing was called the “Urban Art Rally.”

Among the 60 pairs were two designed by the Berlin street artist Nomad.
Another pair of these so-called “special edition sneakers” will be
auctioned off on eBay starting April 2nd. Adidas boasts that they will
auction off one pair of special edition shoes for a good purpose: to
give away the proceeds to the StreetUnivercity, a project in Berlin that
promotes acceptance of street culture and cultural education of teenagers.

Urban art encompasses a wide variety of artistic, very often illegal,
interventions in public space. Ever since the media uncovered urban art,
it has become trendy for companies to use its rebellious style as a
marketing channel. All over Berlin, they illegally spray advertisements:
cartoonish representatives for a smart phone company, a cut-out of Snoop
Doggy Dogg promoting a cell phone tariff, a Hitler figure sporting an
armband with a pretzel instead of a swastika for a hit musical at the
Berliner Admiralspalast.

Advertisers seem to agree on how to target a young audience.

The Adidas press release underlines how much the early hip-hop
subculture identified with the brand. They make it sound as if they
drove around New York City in the ‘70s giving away sneakers to young
break dancers, rappers and sprayers. Luckily for Adidas, kids in the
ghetto took an interest in their sneakers. Their urban style was easily
exploited to reach a well-funded public.

The Urban Art Guide is just as much of a farce. Adidas claims to be
using this project to get involved with the “most important and
influential youth culture.”

That assertion begs the question why their commitment to supporting
urban culture is limited to a single pair of pimped-out sneakers.

However, the subculture is apparently not interested in this commitment
anyway: a couple of days before the launch of the guide, one journalist
who happens to be a graffiti writer and passionate documenter of the
street art and graffiti scenes called on other activists to sap the
promotion campaign by collecting the shoes from the hotspots before the
official rally began. They figured they could raise about 3,000 euros by
auctioning all of the sneakers off, which could be used buy loads of
paint, markers and wheat paste.

In the morning of the day of the rally, street art activists positioned
themselves at the “hot spots” and watched the office and stores so they
could get as many sneakers as possible. They followed the people who hid
the shoes and were able to get some of them—but not everything went as
planned. From some point on Adidas didn’t hide the shoes anymore, they
just handed them to pedestrians. According to an online forum
discussion, this was probably because of technical problems with the
Urban Art Guide.

Somehow they also found brand new shoes of two competing brands. Seems
like everybody thinks young iPhone users are the best target group. It’s
interesting to see that not only street art activists tried to interfere
with the promotion.

At the end of the day, the activists had managed to get 20 pairs of
sneakers, which could still make some good cash. They then decided to
transform the collected sneakers into their own special editions, but
instead of auctioning them off on eBay like Adidas plans to do, they are
organizing a live auction event. The activists are the artistic
community, and their counteraction and their own special edition sneaker
auction will be an exciting urban event.

They democratically decided to give the money to their own urban and
political projects, like Aisha Ronniger’s “Papergirl” project, and the
Freirauminitiative in Berlin.

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Re: Streetart Advertisement

Postby lignesrouges » March 27th, 2009, 3:55 pm

ca a l'air interressant mais y a pas moyen d'avoir une traduction en francais...

je suis fatigué, j'ai la flemme de tout lire et j'ai peur des "faux amis" anglais
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Re: Streetart Advertisement

Postby eko » March 27th, 2009, 5:31 pm

j'ai enlevé ma trad, la tienne etant beaucoup plus claire Fleb.
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Re: Streetart Advertisement

Postby fleb » March 27th, 2009, 6:22 pm

Raaaaah je me suis fait doubler !!
nan mais je le sais j'ai perdu betement 30 sec à me rouler une clope ça m'apprendra
allez ben je la poste quand même pour comparaison

Allez ben j'essaye, entre parenthèse ou guillemets c'est quand la traduction en français est un peu foireuse, et j'ai traduit partout "sneakers" par basket
voila c'est sans doute pas parfait mais c'est comme ça hein, lachez moi le sneaker maintenant
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Le samedi 21 mars, Adidas à lancé une application Iphone : "Urban art guide", qui affiche une carte montrant les "points chauds d'art urbain" (street art hot spot) dans berlin.
Pour célébrer le lancement du projet et les 60 ans de la marque, ils décidèrent de cacher 60 paires de basket dans 60 "Hot spots".

Ce projet ayant pour nom "Urban art rally"

Parmis les 60 paires, 2 ont été "déssinée" (designed) par l'artiste allemand Nomad. Une autre paire de ces baskets nommée "édition spéciale" sera mise au enchère sur ebay a partir du 2 avril.
Adidas se targue de mettre aux enchère cette paire d'édition spéciale pour une bonne cause : Donner le bénéfice de cette vente à la "streetunivercity" (rue - univers - cité (attention c'est un vieux jeu de mot)), un projet berlinois qui promeut l'acceptation (la tolérance vis a vis) de la street culture et l'éducation culturelle de jeunes.

L'art urbain comprends une très grande variété d'interventions artistiques, très souvent illégales, dans l'espace urbain. Avant même que les médias découvrent l'art urbain, il a été de bon ton pour les marques (entreprises commerciales) d'utiliser pour leur communication (marketing) ce style rebelle. Partout dans berlin ils peignent à la bombe des publicités : Vendeur déssiné avec un style "dessin animé" pour un fabriquant de "smart phone", Marionette (cut out) de snoop doggy dog vantant les nouveaux tarifs d'appels téléphoniques, Une représentation d'Hitler portant un brassard avec un bretzel au lieu d'une croix gammée pour une celèbre comédie musicale se jouant au Berliner Admiralpalast.

Les publicitaires semblent être d'accord sur la manière de cibler un public jeune.

Le communiqué de presse d'Adidas souligne à quel point les débuts de la culture hip hop sont liés avec leur marque. Ils présentent la chose comme si les dirigeants d'adidas se promenaient aux environs de New York dans les années 70, distribuant des basket à de jeunes breakdancers, rappeurs ou graffeurs. C'est une chance pour Adidas que les gamins du ghetto se soient intéréssés à leur basket. Leur style urbain à ensuite été facilement exploité pour atteindre un public plus aisé.

L"Urban art guide" est également une farce. Adidas proclame utiliser ce projet afin de s'impliquer dans "la plus importante et influante culture de jeunes"

Cette affirmation soulève une question : pourquoi alors limiter ce soutien et cette implication dans l'art urbain à juste une paire de basket maquillée ??

Il semble toutefois que la "culture" en question ne soit, elle, pas intéréssée par cette implication de la marque. Deux jours avant le lancement du guide, un journaliste, qui fut à son heure un graffeur (graffiti writer) et qui documenta avec passion le street art et la scène graffiti, lança un appel à d'autres activistes pour sapper cette campagne de promotion en récupérant les paires de basket des points chauds (Hotspot) juste avant que le "Rally" ne commence. Ils s'imaginaient pouvoir ensuite récuperer quelques 3000 euros en vendant les chaussures aux enchères, puis les utiliser pour acheter de grandes quantité de peintures, marqueurs et colle pour affiche (wheat paste).

Le matin du jour ou le rally avait lieu, les activistes du street art se positionnèrent aux points chauds (hotspot) et surveillèrent les bureaux et les magasins afin de récupérer un maximum de paires de baskets. Ils suivirent les personnes qui cachaient les chaussures, et ont été capables d'en prendre quelques unes - Les choses ne se sont toutefois pas exactement passées comme prévu.
A partir d'un moment, les personnes d'Adidas ne se sont plus mis a cacher les chaussures, mais les ont directement données aux piétons. Selon un forum de discussion internet, ceci est sans doute lié a un problème technique intervenu avec le "Urban art guide".

Les personnes chargées de récupérer les chaussures ont également trouvé des paires de chaussures flambantes neuves de deux marques concurrantes ! Il semble décidément que tout le monde pense que les jeunes utilisateurs d'Iphone constitue le meilleur groupe cible en marketing. Il est assez intéressant de constater que les activistes du street art n'ont pas été les seuls a voulir interferer avec cette campagne de promotion.

A la fin de la journée les activistes ont réussi à obtenir 20 paires de basket, qui pourront malgré tout se vendre pour une certaine somme. Ils décidèrent donc de transformer ces paires de basket et en faire leur propre édition spéciale, puis de les vendre aux enchères, non pas sur ebay, comme adidas prévoyait de le faire mais au cours d'une enchère publique. Les activistes sont la communauté artistique, leur action de reprisaille et la mise aux enchères de leur propre édition spéciale de basket seront certainement un évènement urbain excitant.

Les activistes ont démocratiquement décidé de donner l'argent qu'ils récolteront en faveur de leur propres projets urbains et politiques, tout comme Aisha Ronniger et son projet "Papergirl" ou bien la "Freirauminitiative" à Berlin
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